Yves Provencher/Métro L'Ombudsman de Montréal, Johanne Savard

L’Ombudsman de Montréal a traité 47 plaintes relatives à des logements insalubres en 2011. Le parc immobilier se fait vieux à Montréal et l’Ombudsman montre du doigt le suivi des plaintes par la Ville.

Dans des cas de contaminations de champignons, certains propriétaires n’ont fait que gratter le mûr avant de peinturer, a déploré celle qui exerce les fonctions d’ombudsman, Me Johanne Savard. «Beaucoup d’immeubles sont désuets parce que les propriétaires sont négligents, a-t-elle relevé lors du dévoilement du rapport annuel 2011 de l’Ombudsman, mardi. Par contre, il y a des propriétaires de bonne foi, mais qui ont des contraintes financières. Le défi est énorme.»

Dans un dossier de moisissure où le plaignant a déménagé, l’Ombudsman a choisi de reprendre la requête par son initiative. «L’important, c’est d’aller jusqu’au bout», a affirmé Mme Savard.

Rappelons que l’Ombudsman a juridiction pour intervenir auprès de propriétaires privés lorsque la santé des locataires est compromise. D’ailleurs, l’essentiel des plaintes traitées concernent des particuliers.

Par ailleurs, depuis septembre 2010, une citoyenne de Côte-des-Neiges a dénombré 28 rats à l’intérieur ou près de son logement. Dans ce cas, l’Ombudsman a effectué un suivi étroit avec l’Office municipal d’habitation de Montréal (OMHM) – responsable des HLM –  pour doter l’organisme d’une politique d’intervention lors de la présence de vermine.

Malgré tout, les citoyens et les employés de Montréal sont trop peu nombreux à connaître les services de l’Ombudsman, selon Mme Savard. «Les sondages que nous avons menés démontrent que même les employés de la Ville ne connaissent pas nos services», a-t-elle expliqué.

Stationné à moins de cinq mètres d’une borne-fontaine?
Des parcomètres de Montréal sont installés à moins de cinq mètres des bornes-fontaines sans indication, ce qui contrevient au Code de la sécurité routière. Si ces stationnements n’étaient pas payants, l’automobiliste recevrait une contravention à coup sûr, selon l’Ombudsman.

Or, Montréal a indiqué que les camions de pompiers n’ont besoin que de 2,5 mètres pour avoir accès aux bornes-fontaines. La Ville négocie avec Québec pour réduire la distance légale, mais les négociations traînent, selon la responsable du bureau de l’Ombudsman de Montréal, Johanne Savard. «Ça n’a pas de bon sens qu’après trois ans ça ne soit pas réglé», a-t-elle dénoncé.

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