Mario Beauregard/Métro Le projet sera financé par un don de 2M$ de RBC Banque Royale.

Le CHU Sainte-Justine évaluera un premier programme de dépistage de la maladie mentale dans les écoles secondaires.

Actuellement, beaucoup de jeunes adolescents souffrent en silence. Selon la Dre Patricia Conrod, psychologue et chercheuse au CHU Sainte-Justine, une quantité importante de patients qui suivent des traitements aigus en santé mentale ont attendu plus de 10 ans avant de recevoir de l’aide, n’osant pas en chercher.

Un nouveau programme dirigé par la chercheuse vise à aller aux devants des besoins. «Les services sont présentement offerts de façon passive, quand les jeunes ou les familles demandent des services, a-t-elle déploré. Il n’y a pas de dépistage.»

À partir de septembre 2016 et pour les années suivantes, les élèves d’une trentaine d’écoles secondaires de la région de Montréal rempliront des questionnaires ayant pour but d’identifier des «profils de vulnérabilité». «Des interventions brèves et à faible intensité seront ensuite proposées à certains d’entre eux. Ceux ayant plus de besoins seront mis en lien avec les services spécialisés dans la communauté», a expliqué Dr Conrod.

L’initiative, considérée comme un projet de recherche, n’a reçu aucun financement public. Le projet sera entièrement mis sur pied grâce à un don de 2 M$ de RBC Banque Royale. «C’est souvent la communauté privée qui contribue aux efforts préventifs. Dans le système de santé, il y a beaucoup de volonté mais pas assez d’investissement dans la prévention», a estimé Dr Conrod. Le CHU Sainte-Justine souhaite démontrer que ce modèle fonctionne, collaborer avec le ministère de la Santé et éventuellement étendre le programme à tout le Québec.

Joanne Beauvais, l’attachée de presse du ministre de la Santé, a reconnu que l’initiative cadrait bien avec le Plan d’action en santé mentale déposé la semaine dernière, qui énonce la volonté du ministère de prendre les jeunes patients en charge plus tôt.

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