TC Media - Élise Brouillette L'économiste Pierre Cléroux de BDC alors qu'il s'adressait aux invités de la Chambre de commerce du Grand Joliette lors du dernier dîner de la saison.

Pierre Cléroux, économiste en chef de la Banque de développement du Canada (BDC), a déclaré que le Québec est au début d’une période de croissance économique, lors du dernier dîner de la Chambre de commerce du Grand Joliette. Selon lui, le secteur de l’exportation est aussi le créneau à exploiter au cours des prochaines années.

«Il y a une forte demande américaine, entre autres pour le bois et l’alimentation.»

La faiblesse du dollar canadien favorise également les exportations et l’économiste prédit que le dollar demeurera au même taux pour les 12-18 prochains mois en raison, notamment, du coût du pétrole et des taux d’intérêts canadiens relativement bas.

D’ailleurs, Pierre Cléroux a clairement affirmé que la croissance économique du Québec viendra en grande partie de l’exportation plutôt que de l’économie interne. «Il faut trouver de nouveaux marchés.»

Un autre élément qui démontre la croissance que connaît le Québec est le rebondissement des investissements des entreprises. «La confiance des entrepreneurs continue d’être en hausse d’un point de vue historique.»

La propension des gouvernements à reprendre leurs investissements a aussi un impact positif sur l’économie québécoise. « Les dépenses vont continuer. Le fédéral s’est déjà commis et au provincial, on entre en année électorale. Ça contribue à créer de l’emploi. En un an, 60 000 nouveaux emplois ont été créés et le taux de chômage, 6,6 %, est le plus bas depuis 1976. »

L’effet des États-Unis
«Ce qui se passe aux États-Unis a un impact direct sur l’économie du Québec», a soulevé le conférencier, alors qu’il dressait les perspectives de croissance pour la province et le pays.

Il a ajouté que les chiffres et les politiques du président Trump permettent aux économistes d’être optimistes concernant l’économie américaine.

«L’économie roule à plein régime. Le taux de chômage est de 4,3 %, le plus bas en 40 ans. Les salaires sont aussi en augmentation. On atteint presque le plein emploi.»

Les taux d’intérêt américains auraient également commencé à augmenter. «Le taux d’endettement des consommateurs américains demeure bas.»

«Le plan de Trump pour l’économie est agressif», a enchaîné Pierre Cléroux. Parmi celui-ci, la déréglementation dans le secteur de l’énergie, les réductions massives d’impôt et l’ambition de dépenser un trilliard de dollars au sein des infrastructures.

Le défi du Canada
Pierre Cléroux a affirmé que le défi du Canada sera les politiques commerciales américaines. Toutefois, il a démontré que le déficit commercial (importations versus exportations) des États-Unis avec le Canada est très négligeable, soit de 11,2 milliards alors qu’avec la Chine, il est de 367,4 milliards par année.

«Le Canada est le marché primaire ou secondaire pour 42 états américains. Nous entretenons des échanges commerciaux équilibrés avec les États-Unis.»

Il se dit donc confiant que les négociations concernant le libre-échange n’auront pas d’impact majeur sur l’accord entre le Canada et les États-Unis.

«Mais il faut rester vigilant», a-t-il nuancé.

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