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L’astronaute Julie Payette sera nommée gouverneure générale du Canada par Justin Trudeau, selon ce qu’ont rapporté plusieurs médias, mercredi.

La Québécoise prendra la relève de David Johnston à Rideau Hall. L’annonce sera faite jeudi après-midi par le premier ministre devant les portes du Sénat, au parlement, en compagnie de la scientifique âgée de 53 ans.

Celle qui a participé à deux missions dans l’espace deviendra la quatrième femme à occuper le poste de représentant de la reine au Canada.

Sa nomination respecte la tradition d’alternance entre francophones et anglophones qui est en vigueur depuis le milieu du 20e siècle.

Femme, bilingue, scientifique, revendiquant une brillante carrière, Julie Payette cochait bien les cases pour le poste de chef d’État du Canada.

Sa désignation comme nouvelle occupante de Rideau Hall provoquera toutefois probablement une certaine déception au sein de la communauté autochtone.

On spéculait en effet abondamment sur la possibilité que le premier ministre Justin Trudeau arrête son choix, pour la première fois de l’histoire du pays, sur un Autochtone.

Le mandat de David Johnston avait été prolongé de deux ans par l’ancien premier ministre Stephen Harper. Il venait à échéance en septembre.

Julie Payette deviendra la 29e personne à se voir confier les clés de Rideau Hall.

Née à Montréal, l’ingénieure en électrique et en informatique a été la deuxième Canadienne à voyager dans l’espace et la première à visiter la Station spatiale internationale et à y travailler.

Son premier vol remonte à 1999, alors qu’elle a pris part à la mission STS-96 à bord de la navette spatiale Discovery.

Dix ans plus tard, en 2009, elle agissait en tant qu’ingénieure de vol au sein de l’équipage de la mission STS-127, dans la navette Endeavour.

Astronaute en chef de l’Agence spatiale canadienne de 2000 à 2007, elle a pris sa retraite de l’organisation en 2013 pour devenir directrice du Centre des sciences de Montréal, jusqu’en 2016.

Une nomination importante
La nomination de Julie Payette est la première de cette envergure à laquelle procède le premier ministre Justin Trudeau.

Il en aura plusieurs autres à faire au cours des prochains mois, notamment à la Cour suprême du Canada, où il doit nommer un juge et assurer la succession de la juge en chef Beverley McLachlin.

Des postes d’agent du Parlement sont également à pourvoir, notamment ceux de commissaire aux conflits d’intérêts et à l’éthique et de commissaire au lobbying.

Ces nominations sont sous haute surveillance à Ottawa depuis la désignation avortée de la libérale de longue date Madeleine Meilleur au poste de commissaire aux langues officielles.

Le choix de cette ex-ministre du gouvernement libéral ontarien à Queen’s Park — et donatrice à la course à la direction de Justin Trudeau — avait provoqué un tollé sur la colline.

L’opposition avait tapé sur le clou sans relâche, mais le gouvernement Trudeau avait maintenu le cap… jusqu’à ce qu’un blocage se dessine au Sénat.

Face à la perspective d’un désaveu à la chambre haute, qui devait avaliser sa nomination, Madeleine Meilleur avait choisi de retirer ses billes.

Les libéraux, eux, sont ressortis passablement amochés de cette saga politique qui avait duré plusieurs semaines.

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