Josie Desmarais / Archive Métro

MONTRÉAL — Inquiets pour leurs emplois, des tuteurs de la TELUQ ont manifesté, jeudi, devant le siège social de l’institution, à Québec.

La TELUQ vit une réorganisation depuis 2015, devant l’évolution de la formation à distance — ce qui entraîne des mouvements de main-d’oeuvre.

De plus, le Syndicat des tuteurs et tutrices de la Télé-université négocie présentement le renouvellement de sa convention collective, ce qui complique la situation.

Au cours d’une entrevue, Nancy Turgeon, présidente du syndicat, a soutenu que des tuteurs d’expérience avaient été mis à pied, dans le cadre du recours à un sous-traitant, et que la direction procédait à des embauches de professeurs à contrat pour les remplacer.

Mais du côté de la direction, Nathalie Letendre, directrice des communications et des affaires publiques à la TELUQ, a soutenu qu’il ne s’agissait pas vraiment de mises à pied, mais de cas de non-renouvellement des tâches.

Elle précise que ce ne sont pas des corps d’emploi pour lesquels il y a des permanences et qu’à «chaque trimestre, les besoins sont évalués» et le personnel est ajusté en conséquence.

Seuls 9 pour cent d’entre eux ont une charge de travail pleine, a indiqué Mme Letendre.

Mais Mme Turgeon, du syndicat, maintient que les embauches récentes de personnel contractuel ont pour but de remplacer ses membres, dont certains ont beaucoup d’ancienneté.

Le Syndicat des tuteurs et tutrices, qui compte 200 membres, a donc manifesté son mécontentement devant l’institution, avec l’appui de représentants de syndicats affiliés à la Fédération nationale des enseignants (FNEEQ-CSN) et du Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches de la CSN.

Mme Letendre a indiqué que par son «repositionnement», la TELUQ voulait mieux répondre aux besoins des 20 000 étudiants qui suivent ses formations à distance.

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