Associated Press La tour de contrôle de l'aéroport de San Francisco.

Des responsables de la sécurité affirment qu’une quasi-collision entre des avions à San Francisco l’année dernière était à quelques mètres du pire accident de l’histoire de l’aviation et soulignent la nécessité de signaler plus rapidement ce genre d’événements dangereux avant que les preuves ne soient perdues.

Le Bureau de la sécurité des transports aux États-Unis a publié jeudi un rapport final sur l’incident au cours duquel un avion à réaction d’Air Canada a failli s’écraser sur des avions alignés au sol à l’aéroport international de San Francisco.

Les pilotes ont été lents à signaler l’incident à leurs supérieurs. Au moment où ils l’avaient fait, l’avion avait effectué un autre vol et l’enregistrement vocal dans le poste de pilotage de cet événement avait été effacé par un nouvel enregistrement.

D’après l’organisme, l’enregistrement aurait pu aider les enquêteurs à comprendre pourquoi les pilotes d’Air Canada étaient sur le point d’atterrir sur une voie de circulation où quatre autres avions tournaient au ralenti.

Le 7 juillet 2017, l’avion à réaction d’Air Canada a plongé à une soixantaine de pieds au-dessus du sol alors qu’il survolait d’autres avions remplis de passagers en attente de décoller.

«Seulement quelques mètres de séparation ont empêché que cela ne devienne le pire accident de l’aviation de l’histoire», a affirmé le vice-président du Bureau de la sécurité des transports, Bruce Landsberg, dans un communiqué accompagnant le rapport.

Earl Weener, un autre membre de l’organisme, a déclaré que l’avion d’Air Canada avait failli heurter un autre avion et entrer en collision avec plusieurs autres.

«Plus de 1000 personnes étaient sur le point de subir des blessures graves ou la mort», a-t-il affirmé.

Le capitaine d’Air Canada, identifié dans les documents comme étant Dimitrios Kisses, était censé signaler l’incident de San Francisco à la compagnie aérienne dès que possible, mais il ne l’a pas fait car il était «très fatigué» et qu’il était tard. Il a attendu jusqu’au lendemain. À ce moment-là, l’avion avait été utilisé pour un autre vol et l’enregistrement audio avait été perdu.

Le Bureau de la sécurité des transports n’a pas allégué que M. Kisses et le copilote Matthew Dampier avaient délibérément retardé le signalement de l’incident, mais il a précisé que les enquêteurs auraient pu mieux comprendre ce que faisait l’équipage s’ils avaient en main l’enregistrement.

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