Chantal Levesque/Métro Des dizaines de milliers de personnes ont participé à une manifestation des employés du secteur public le 3 octobre dernier.

S’ils ne crient pas à la victoire, les porte-parole du Front commun ont tout de même souligné dimanche les avancées qu’ils ont pu obtenir dans leurs négociations avec le gouvernement du Québec.

Le Front commun attribue les concessions qui lui ont été accordées au vaste mouvement de mobilisation et de grève, qui a réussi à conquérir l’opinion publique, selon les porte-parole.

«On était vraiment sous le choc quand on a vu l’ampleur des demandes patronales. On a réussi au cours de ces négociations de faire abandonner la plupart des demandes de la partie patronale, a avancé le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Daniel Boyer. On pense que la mobilisation historique des gens du Front commun y est pour beaucoup.»

Le Front commun a d’ailleurs dévoilé dimanche le contenu de l’entente de principe qui a été conclue avec le gouvernement. Des augmentations de 10,25% sur les 5 prochaines années permettront au Front commun d’atteindre un de ses objectifs, selon eux.

«Pour nous, c’est clair que nous avons atteint d’éviter encore plus l’appauvrissement des travailleuses et des travailleurs. Une fois l’exercice [financier terminé], considérant l’inflation qui n’est pas particulièrement élevée en terme de prévisions, on devrait même être en mesure d’atteindre un certain rattrapage salarial», a affirmé le président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Létourneau.

L’âge de la retraite a par contre été repoussée à 61, mais les travailleurs cumulant 30 années d’expérience pourront prendre sans pénalité leur retraire à 60 ans.

Les porte-parole ont toutefois prévenu que les syndicats maintiendraient la pression sur le gouvernement pour qu’il abandonne ses politiques d’austérité. «On va poursuivre la bataille, peu importe la forme qu’elle va prendre, mais elle sera aussi intense qu’elle l’a été avant le début des négociations», a lancé M. Boyer.

Détails à suivre.

Aussi dans National :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!