Eduardo Lima Adolfo Gonzalez. Eduardo Lima / La Presse Canadienne

TORONTO – Une coalition de dispensaires de marijuana thérapeutique estime que la Ville de Toronto et son service de police ont commis une «grossière erreur» en ciblant la semaine dernière des dizaines de boutiques qui ont pignon sur rue, et demande l’abandon de toutes les accusations qui ont été portées dans la foulée.

La Coalition des dispensaires de Toronto soutient que la majorité de ces boutiques vendent de la marijuana médicinale de grande qualité et que la Ville a détruit la vie de gens honnêtes.

Jeudi dernier, des policiers, accompagnés de fonctionnaires municipaux responsables des permis et des normes, ont mené des perquisitions dans 43 boutiques et arrêté 90 personnes, dont des propriétaires de dispensaires et des employés.

Certains Torontois ont qualifié l’opération de gaspillage de ressources policières, pendant que d’autres ont mis en doute la pertinence de cette vaste opération, puisque le gouvernement fédéral a déjà annoncé qu’il légaliserait la marijuana.

Le chef de la Police de Toronto, Mark Saunders, a plaidé que les perquisitions avaient été décidées à la suite de plaintes de citoyens et d’inquiétudes «réelles» sur la santé publique.

Selon le porte-parole de la coalition de dispensaires, Adolfo Gonzalez, la plupart des commerces de Toronto respectent les règles établies par l’Association canadienne de dispensaires de cannabis médical, qui régit les activités de ses membres.

«Ils sont actifs au grand jour, pas dans des ruelles sombres; ils paient leurs taxes, ils testent leurs produits», a-t-il soutenu en parlant des boutiques visitées par la police. «Nous connaissons très bien ce que nous vendons, et nous offrons une aide efficace.»

Mitchell Cutler, qui a été arrêté alors qu’il venait de vendre un onguent à base de cannabis à une vieille dame souffrant d’arthrite, est maintenant accusé de possession de marijuana dans le but d’en faire le trafic. Il trouve que la police et la Ville ont eu la main lourde.

Noelle Watson, une femme de 22 ans qui utilise de la marijuana médicinale pour soulager ses douleurs au dos causés par un kyste à la colonne, croit que la police et la Ville ne réalisent peut-être pas tout l’impact de l’opération de jeudi dernier. Mme Watson soutient que sa requête auprès d’un producteur agréé de cannabis médicinal n’a pas encore été traitée. «J’ai opté pour les petits dispensaires parce qu’il est extrêmement difficile d’avoir accès à la marijuana médicinale», a-t-elle expliqué.

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