À ses débuts, en 2000, Mélanie Renaud jouait les victimes. Dans la ballade J’m’en veux, elle implorait une ex-flamme de relâcher son emprise sur son cÅ“ur. «Pourquoi j’te dis oui? Pourquoi j’t’aime quand j’t’hais?» se plaignait-elle.

Aujourd’hui, Mélanie ne se pose plus de questions. Dans Hors-la-loi, elle va même jusqu’à dicter à ses prétendants la marche à suivre sur le plancher de danse.  «Prends-moi pour la nuit», ordonne-t-elle avec autorité.

Premier extrait de Feux d’artifice, un nouvel album à saveur R’n’B hip-hop, le titre marque un virage à 180o dans la carrière de la jeune femme. Finies, les gentilles mélodies à saveur pop-rock. Après quatre années passées loin des projecteurs à la recherche de son identité musicale, Mélanie Renaud revient à l’avant-scène et propose des sonorités urbaines festives et sensuelles à la Beyoncé. Comptant notamment sur la participation de Malicious, de Face-T, des Troublemakers et de Frédéric Berger, Feux d’artifice nous plonge aussi dans l’univers personnel de la chanteuse au moyen de la pièce Je reviens chez moi. Le titre évoque le séjour de l’artiste à Haïti, où elle a fait connaissance avec sa famille biologique.
C’est dans un studio de danse de l’avenue Mont-Royal que Métro a rencontré Mélanie Renaud.

Pourquoi ce changement drastique de style?
Je trouvais qu’à mon troisième album, il était temps que je chante ce que j’écoute chez moi.

Renies-tu tes deux premiers albums?
Non. Ça fait partie de mon parcours. Comme première approche, je ne voulais pas me lancer dans le R’n’B et le hip-hop en français, parce qu’au Québec, ce n’est pas en émergence.

Changement de son, mais changement d’image aussi. Qu’est-ce qui se cache
derrière ce look plus sexy?

Aujourd’hui, je suis prête à assumer l’image de femme fatale quand la caméra tourne, mais dans la vie de tous les jours, je suis ben normale.

Aurais-tu pu assumer ce côté-là à tes débuts dans le métier?
Non.

Qu’est-ce qui a changé?
La musique.

Ton voyage à Haïti s’est-il déroulé comme tu l’avais imaginé?
J’ai eu un choc. J’habitais dans un couvent, chez une tante religieuse. On en a profité pour visiter des orphelinats où il y avait des enfants handicapés.
Je n’ai pas vu le beau côté d’Haïti… mais je sais qu’il y a de belles choses à voir.

Tu as écourté ton séjour là-bas. Pourquoi?
Quand j’ai rencontré mes frères, ma sÅ“ur et mon grand-père, je me suis dit : «OK. Tu as fait ce que tu avais à faire. Tu peux retourner chez toi.»

Tu ne caches pas le fait que tu as dû prendre une pause prolongée à cause de l’échec de ton deuxième album. Ce fut une période difficile?
Oui. Il y avait des jours où je me demandais si j’étais vraiment faite pour ce métier-là. Je sais que dans le show-business, il faut tout le temps embellir, dire que tout va bien, mais ce n’était vraiment pas le cas.

Et aujourd’hui, ça va mieux?
Oui. Je suis heureuse. Je me sens finalement à ma place.

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