Souvent, un ar­tiste s’éloigner un peu de son groupe pour faire avancer sa carrière. Dans le cas de Marc Déry, c’est la réunion de son groupe Zébulon, en 2008, qui lui aura permis d’achever son quatrième album solo, Numéro 4. Un album qui arrive chez les disquaires six ans après le précédent et qui, à son avis, marque le début d’une nouvelle ère. 

«Je voulais partir autre chose. Les trois premiers albums, c’est une trilogie, il y a une espèce de continuité entre eux, croit Marc Déry. Là, c’est le départ de quel­que chose d’autre, c’est un autre monde. Rythmi­quement, c’est un retour à nos racines de musique alternative britannique, à Michel Dagenais [son ami depuis plus de 30 ans, qui a réalisé l’album] et à moi.»

La création de Numéro 4 s’est échelonnée sur quatre ans et demi, explique l’ar­tiste. «Au départ, j’avais déjà écrit presque toute la mu­sique, mais j’avais de la difficulté à y mettre des mots, se souvient-il. Un jour que j’étais en studio, les gars de Zébulon sont arrivés et on a commencé à faire la fête et à jammer. C’est à ce moment que j’ai décidé de mettre mon projet sur la glace pour partir avec Zébulon et voir ce que ça donnerait, 10 ans plus tard!»

La suite, on la connaît : ce qui devait, au départ, n’être que quelques re­présentations s’est transformé en une tournée d’une centaine de spectacles. Et après trois ans avec ses vieux complices, Déry s’est enfin senti inspiré.

S’il a toujours travaillé en collaboration avec Michel Dagenais, Marc Déry af­firme que, pour Numéro 4, ce dernier a été «impliqué plus que jamais». «C’est fantastique de composer avec quelqu’un. Michel, c’est comme mon frère, il me connaît tellement! C’est la même chose dans mon groupe.»

Et au sujet de l’avenir de ce dernier, Marc Déry est optimiste. «Le groupe ne peut plus mourir… à moins qu’un de nous ne meure! Zébulon est ressuscité pour de bon, je pense.»

Pris avec lui-même
Marc Déry a beau être connu pour ses textes à saveur très personnelle, l’écriture n’est pas quelque chose qu’il aime particulièrement. «Quand je n’ai pas un album à faire, je ne suis pas du genre à écrire mes états d’âme et mes pensées, souligne le musicien. À chaque disque, j’essaie de faire écrire mes textes par des gens que j’admire. Et c’est toujours bon, mais je ne m’y reconnais pas. Par conséquent, je suis toujours pris avec moi-même. C’est pogné en dedans, il faut trouver des trucs pour que ça sorte. Cette fois-ci, par exemple, j’ai parcouru des rues de ma jeu­ne­s-se pour m’inspirer. Je n’ai pas voulu réécrire ma vie, mais brasser de l’émotion.»

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