collaboration spéciale «Je trouve qu’on a tendance à voir les psychédéliques d’un œil très négatif», souligne Oliver Hockenhull, réalisateur de From Neurons to Nirvana : The Great Medicines, projeté vendredi au FNC.

Dans le documentaire From Neurons to Nirvana : The Great Medicines, Oliver Hockenhull explore le pouvoir thérapeutique de certaines substances psychédéliques.

«Ce n’est pas un film sur la drogue. C’est un film sur la conscience, sur la connaissance», remarque le réalisateur Oliver Hockenhull au sujet de From Neurons to Nirvana. Dans ce documentaire qui n’a rien d’un Fear and Loathing in Las Vegas, le thème des substances psychédéliques est exploré sous un angle principalement spirituel et médical.

Le LSD est utilisé dans le traitement du cancer, souligne par exemple un des intervenants. «Les drogues psychédéliques ont le potentiel de nous soulager de beaucoup de stress et de traumatismes, seconde le réalisateur canadien lorsque nous le rencontrons à l’occasion de son passage au FNC. Notre société est malade, et je crois que ces substances peuvent nous rendre plus empathiques, nous aider à mieux nous comprendre nous-mêmes et à mieux comprendre nos semblables.»

Les intervenants qui témoignent devant la caméra – auteurs, chercheurs, docteurs, défenseurs de la thérapie psychédélique et de substances psychédéliques tout court – partagent tous la même vision. Dans un décor qui correspond au sujet exploré, couleurs qui bougent, mandalas éclatants, look sixties, ils racontent leurs expériences, surtout avec le LDS, et partagent leurs opinions sur les vertus de cet hallucinogène.

Dans une optique plus mystique et spirituelle, le documentaire s’intéresse aussi aux cérémonies durant lesquelles les participants consomment de l’ayahuasca. Ce breuvage à base de lianes, absorbé traditionnellement par les chamanes des tribus indiennes amazoniennes, posséderait des vertus purificatrices, même si des échos d’usagers ayant vécu d’atroces expériences sous son emprise commencent à faire surface depuis quelques années. «Pour moi, vivre une telle cérémonie, c’est similaire à aller chez le dentiste. C’est très désagréable, mais on se sent vraiment mieux après…» garantit un des intervenants à l’écran.

Pour ce qui est des dangers de ces pratiques, c’est à la fin du film, dans un segment qui risque d’en laisser certains perplexes, qu’ils sont abordés. La dépendance aux drogues y est comparée à celles «au magasinage et au pouvoir». Oliver Hockenhull, lui, avance que les substances dont il traite dans son film «ne créent pas la dépendance, ou si peu» et mentionne que nous sommes nombreux à abuser de café, ce qui peut aussi être nocif pour le système. «Je crois qu’il faut contrer la propagande. C’est génial d’expérimenter les effets positifs de la thérapie psychédélique! It’s good stuff, ce sont vraiment de bonnes choses! Je trouve que si on apprenait à prendre des risques et à vivre ces expériences, cela pourrait renouveler notre spiritualité et changer notre vision de la vie, de la mortalité.»


From Neurons to Nirvana : The Great Medicines
À Excentris
Vendredi à 13 h

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