Christine Bourgier Pierre Gagnon

Natif d’Arthabaska, Pierre Gagnon vit à Québec depuis plus de 50 ans. Il a étudié la musique et a composé de nombreux airs publicitaires et thèmes d’émissions. Après avoir survécu à un cancer, il écrit son premier livre, qui décrit son combat contre la maladie. Beretta, c’est un joli nom est son cinquième livre.

En une phrase, de quoi traite votre dernier livre?
D’espoir.

Que lisez-vous présentement?
Le livre de la méditation et de la vie, de Krishnamurti.

Qui sont vos trois auteurs préférés?
Louis-Ferdinand Céline, Sylvain Tesson et Albert Jacquard.

Qu’est-ce qui vous a amené à l’écriture?
Le cancer. J’ai écrit mon premier bouquin (5FU) quand j’étais malade. Il raconte mon périple et celui des gens autour de moi qui traversaient la même expérience que moi, en chimio et tout. Je n’avais jamais écrit avant.

Chaque écrivain a des routines d’écriture qui lui sont propres, quelles sont les vôtres?
J’appelle ça le travail. Je suis un musicien, donc je suis assez assidu. Je travaille tous les jours, le plus longtemps possible, mais aussi dans le plus grand désordre. Je n’ai pas de plan précis de ce que j’écris. J’écris sur mes états d’âme et ça prend forme au bout de 200 pages. Je peux être chez moi, tout seul, ou je peux aller dans un café pour travailler. J’aime ça changer de rythme.

En tant qu’auteur, quelle est votre plus grande peur?
Qu’un événement m’empêche d’écrire.

Quelle est votre expression ou citation favorite?
J’en ai plein! Il y a une citation très belle qui dit: si tu as des ennuis pour lesquels il existe des solution, inutile de te faire du soucis, si tu as des ennuis pour lesquels il n’existe pas de solution, te faire du soucis ne te sera d’aucune aide.

Quel livre auriez-vous aimé écrire?
La Bible, à cause du tirage surtout! (Rires) Je ne suis pas envieux de l’œuvre des autres, même si je l’apprécie beaucoup.

Quel est votre pire défaut en tant qu’auteur?
De tout vouloir dire dans le même paragraphe.

De quoi êtes-vous le plus fier en tant qu’auteur?
Je suis fier de l’honnêteté que j’y mets. De ne pas essayer de plaire. Ça vaut pour mes cinq bouquins.

Que préférez-vous dans l’écriture?
D’être seul avec moi même. De me parler. Je me retourne la balle: «Est-ce que c’est ça que tu veux dire? Est-ce que c’est ça que tu penses?»

Qu’aimez-vous le moins?
Les prix littéraires. Cette une forme de compétition inventée par l’industrie pour vendre des livres. On n’a pas besoin de ça. On n’est pas obligé de savoir si 200 000 ou 600 000 personnes ont aimé ça.

LIVRES Beretta

Beretta, c’est un joli nom
Édito

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