Axia films Dans Geronimo, Nailia Harzoune joue Nil Terzi, une fille d’origine turque qui s’échappe d’un mariage forcé pour retrouver son amoureux, un jeune gitan.

Tony Gatlif continue à lutter contre les injustices avec Geronimo, un nouveau film engagé.

Les héros des films de Tony Gatlif sont imperturbables. Geronimo (Céline Sallette) ne fait pas exception à cette règle, elle qui tente de ramener à l’ordre deux groupes rivaux s’affrontant sur fond de mariage arrangé.

Ce nouveau long métrage à la trame sonore tonitruante et à la réalisation expéditive semble avoir été tourné dans une plus grande urgence que les films précédents de son auteur, Liberté et Transylvania. Gatlif semble ici revenir à la belle époque d’Exils.

«C’est un film qui parle d’une certaine jeunesse, développe son metteur en scène, joint en France. Elle est dotée d’une vitalité fabuleuse, mais vit dans un monde dur. Cette énergie qui déborde, je voulais la transmettre par l’image.»

«Je me suis toujours méfié de la violence au cinéma, car elle peut être esthétisante. Mais la violence ne doit jamais être esthétique. Il faut donner l’idée qu’elle existe, mais sans la montrer. C’est pourquoi j’utilise autant la musique. Elle est plus forte, plus violente que la réalité.» –Tony Gatlif

 

Ce rythme dynamique devient presque naturaliste durant les affrontements dansés à la West Side Story, qui ont de quoi rendre jaloux tous les Step Up et Street Dance de ce monde.

«Il y a un moment où lorsqu’on filme la vie qui bouillonne, on tombe dans le sensationnalisme, note le cinéaste. Mais je ne voulais pas de ça. Je voulais juste regarder vivre. Et c’est très fort quand on ne coupe pas et qu’on montre une séquence pendant sept minutes, parce que ça se voit qu’on n’est pas au cinéma. On est dans la réalité.»

Une réalité que Tony Gatlif connaît trop bien – tous ses scénarios sont à saveur autobiographique – et qui l’oblige, depuis plus de 30 ans, à prendre la défense de ses personnages.

«Le cinéma que je fais est basé sur la lutte. Je ne suis pas au cinéma pour faire de l’art, mais pour résister, pour exister et pour montrer la résistance des autres. C’est ça, mon sujet. Je sais qu’on n’est pas dans une époque d’engagement. On est dans une époque qui se cherche, qui est angoissée et qui est déprimée, parce que l’avenir fait peur.»

Geronimo
En salle dès vendredi

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