Amine Esseghir/TC Media La caserne a été bâtie juste après l'annexion de l'ancienne ville de Cartierville à la ville de Montréal, au début du XXe siècle.

Une des plus anciennes casernes de pompiers de Montréal encore debout a été mise en vente par la Ville, mais les acheteurs se font rares. Le bâtiment construit en 1914, considéré comme un joyau du patrimoine architectural de Montréal, est vide depuis plusieurs années.

Deux appels d’offres n’auront servi à rien. L’ancienne caserne de pompiers numéro 38 est toujours propriété de la Ville.

L’édifice est inoccupé et sans entretien. Le nouveau propriétaire pourrait trouver prétexte pour le raser, comme le craignent Vincent Garneau et Valérie Nadon, les coprésidents de la Société d’histoire Ahuntsic-Cartierville. «C’est d’ailleurs ce qui arrive souvent au patrimoine montréalais. Nous le laissons à l’abandon en attendant que le temps fasse son œuvre puis nous le démolissons», remarquent-ils.

Après le premier avis public en 2011, un acheteur s’est désisté faute de pouvoir répondre aux exigences de la Ville. Le deuxième, lancé en 2014, a été infructueux.

Émilie Thuillier, conseillère d’Ahuntsic, suit le dossier depuis de nombreuses années et assure que la valeur patrimoniale du bâtiment est essentielle et sera respectée. «Nous ne pouvons rien dire pour le moment, mais j’ai bon espoir qu’on trouvera une solution en 2016», indique-t-elle.

La municipalité a décidé depuis l’automne dernier de changer de méthode et trouver un acquéreur par elle-même. «Nous sommes actuellement en négociations avec un éventuel acheteur et, à ce jour, il n’y a pas de confirmation de vente», confirme Michèle Blais, chargée de communication à l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville.

Les ornements d'origine du bâtiment construit en 1914, sont toujours là. Photo: Amine Esseghir/TC Media

Les ornements d’origine du bâtiment construit en 1914, sont toujours là. Photo: Amine Esseghir/TC Media

Témoin inestimable
L’édifice situé au 12137, avenue du Bois-de-Boulogne et construit par l’architecte Charles-Aimé Reeves est cité dans le grand répertoire du patrimoine bâti de Montréal.

La caserne servait au Service de sécurité incendie de Montréal et à la police. Elle a cessé d’être utilisée par les services de sécurité en 1977. Elle a ensuite abrité les services des loisirs et du développement communautaire de l’arrondissement jusqu’en 2007 quand elle a été complètement vidée.

En 2010 a eu lieu une vaste consultation publique. La Ville avait conclu que l’édifice devait avoir une vocation résidentielle. Toutefois, le nouveau propriétaire devait prendre en compte son aspect historique dans tout nouveau projet.

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