Archives/TC Media Une émeute a eu lieu à la prison de Bordeaux dans l'après-midi du 28 juin. On a fait usage de poivre de Cayenne pour maitriser la situation.

L’administration de la prison de Bordeaux a dû faire appel à l’équipe d’intervention correctionnelle d’urgence pour mater un «soulèvement» de détenus dans l’après-midi du 28 juin.

Les détenus ont menacé les gardiens et ont cassé du mobilier, dont des chaises et des caméras, dans l’aile où sont hébergés des membres de gangs de rue.

«Les prisonniers ont refusé de se conformer aux règles en matière d’habillement et n’ont pas voulu obtempérer aux ordres des gardiens», explique Mathieu Lavoie, président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec (SAPSCQ).

L’équipe d’intervention a dû faire usage de poivre de Cayenne. Une enquête a été ouverte par l’administration pénitentiaire après ces événements.

«On ne sait pas quelle était la raison précise du soulèvement, indique Alexandra Paré, relationniste au ministère de la Sécurité publique. C’est l’enquête qui le déterminera.»

Le représentant du syndicat évoque la chaleur, mais aussi la surpopulation.

«Les raisons sont diverses, il y a la surpopulation à Bordeaux comme dans toutes les prisons du Québec, observe M. Lavoie. Mais il y a aussi les coupures d’effectifs et la pression sur les gardiens.»

Selon lui, la présence de membres de gangs de rue envenime l’atmosphère.

«Ce sont des gens qui ne respectent aucune règle et qui constituent une population carcérale très difficile pour nos agents», indique M. Lavoie.

Il espère que des plaintes seront déposées contre les fauteurs de trouble à Bordeaux. «Il faut envoyer un message clair pour dire qu’il est inacceptable de mettre la sécurité des agents en péril», dit-il.

Le nombre de détenus qui ont participé à la confrontation n’est pas clair. Le représentant du SAPSCQ parle d’une trentaine de personnes impliquées alors que le ministère de la Sécurité publique évoque moins d’une dizaine.

«L’opération de l’équipe correctionnelle d’intervention d’urgence a durée dix minutes», souligne Mme Paré, ajoutant que des événements du genre se produisent de temps à autres dans les centres de détention. L’action s’est déroulée à l’intérieur des murs de la prison. On ne déplore aucun blessé ni chez les gardiens ni chez les prisonniers.

Aussi dans Actualités :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!