Isabelle Bergeron / TC Media Réal Ménard, maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et Liane Morin, chargée de projet à l’Institut du Nouveau Monde.

Les modalités de la consultation publique sur la future Cité de la logistique, qui aura lieu le 28 janvier prochain, ont été rendues publiques par le maire de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve, Réal Ménard.

La démarche de consultation citoyenne, organisée et animée par l’Institut du Nouveau Monde (INM), aura pour but d’informer la population sur les enjeux liés au redéveloppement du secteur L’Assomption, assure M. Ménard.

Le projet de la Cité de la logistique consiste notamment en l’implantation d’ une plate-forme intermodale pour faire transiter des produits vers le port de Montréal et la décontamination ainsi que la reconversion de terrains industriels près du boulevard de L’Assomption.

«On va aborder tous les enjeux et tous les éléments pertinents qui pourraient être intégrés à la vision de développement du secteur, souligne le maire. Le but est de se doter d’une vision d’ensemble. On veut entendre les commentaires et les suggestions des citoyens.»

Pour mener à bien la consultation, l’INM et l’arrondissement ont mis en ligne un «cahier du participant», ainsi que l’horaire du déroulement de la journée.

«On sait qu’il y a un groupe de citoyens qui sont inquiets quant à l’avenir de leur quartier, continue Réal Ménard. J’ose espérer qu’ils vont participer à la démarche de consultation, au même titre que les leaders économiques de l’est de Montréal.»

Questionné sur les acteurs économiques invités, M. Ménard a souligné qu’entre autres, des représentants du port de Montréal, du Canadien National (CN), du ministère des Transports et de la Chambre des commerces de l’Est de Montréal devraient être présents.

Réaction
De son côté, Éric Alan Caldwell, conseiller d’Hochelaga, estime que la consultation mise en branle par le maire n’a pas un mandat assez large.

«C’est une consultation dont le mandat n’a pas été analysé par le conseil d’arrondissement, souligne l’élu de Projet de Montréal. C’est M. Ménard uniquement qui l’a mise en place. On n’a pas pu l’amender.»

Les citoyens se sont prévalus du Droit d’initiative en matière de consultation publique, dans le but de forcer la tenue d’une autre consultation, parallèlement à celle de M. Ménard, qui serait cette fois menée par l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM). Depuis le 21 décembre, ils bénéficient de 90 jours pour recueillir 5000 signatures et forcer l’arrondissement à tenir cette consultation publique.

Les résidents réclament en fait une discussion à propos de l’avenir du secteur L’Assomption. Ils veulent aborder toute la question des activités industrialo-portuaires sur ces terrains, les orientations des aménagements et la cohabitation avec les quartiers résidentiels environnants.

Selon M. Caldwell, cette démarche des citoyens a un mandat beaucoup plus large que celle du maire.

«En gros, le maire dit : «Voici ce qu’on veut et voyons comment on peut faire pour que ça fonctionne.» Ce n’est pas une démarche responsable d’urbanisme. On veut une véritable consultation citoyenne, qui porte sur l’ensemble des réalités», défend le conseiller.

Pour sa part, M. Ménard estime que sa démarche a été faite dans les règles et qu’elle permettra à tous de donner son point de vue.

«On veut que des réponses claires soient apportées à toutes les questions soulevées. C’est vrai que j’ai moi-même décidé du mandat. Je ne m’en cache pas, mais je crois sincèrement en cette démarche», a dit Réal Ménard.

«Écoutez, la véritable consultation publique sera les élections, où je ferai de la Cité logistique un des enjeux majeurs de ma campagne», a-t-il lancé pour conclure, visiblement irrité par les commentaires de Projet Montréal.

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