Archives Métro La tenue de ville sera exigée pour les chauffeurs de taxi à partir du 15 novembre.

Dès le 15 novembre, les chauffeurs de taxi qui desservent l’aéroport Montréal-Trudeau devront se soumettre à un code vestimentaire pour conduire leurs clients à destination. Une mesure bien accueillie par les compagnies de taxis.

«Ce que l’on veut voir, ce sont des pantalons propres, des polos et des chemises, précise Christiane Beaulieu, vice-présidente aux affaires publiques chez Aéroport de Montréal (ADM). On ne veut plus de jogging, de jeans, et de souliers ouverts.»

Pour le président de Taxi Diamond, Dominic Roy, «c’est un pas dans la bonne direction. Ça va donner plus de crédibilité à l’industrie.» Il ajoute que sa compagnie travaille sur un projet similaire en ce moment.

La direction de l’aéroport souhaitait depuis longtemps uniformiser l’image des chauffeurs de taxi. Avec quelque 310 permis de taxi chaque année et plus d’un million de courses au départ de Montréal-Trudeau, ADM considère être un générateur de revenu suffisamment important pour avoir des exigences élevées.

«C’est la première fois que nous avons des exigences au niveau de l’habillement, mais elles s’ajoutent aux autres, comme le paiement par carte de crédit et l’utilisation de voitures âgées de moins de quatre ans», explique Mme Beaulieu.

C’est à la suite de plaintes qu’ADM a décidé d’agir. «On doit écouter [les usagers] et établir notre norme en fonction de ce qu’ils désirent», ajoute-t-elle.

Un accueil favorable
«L’aéroport, c’est la porte d’entrée pour tous les touristes. La première personne qui est en contact avec eux, c’est le chauffeur et c’est aussi le dernier, donc c’est primordial de faire une bonne impression», précise Dory Saliba, président chez Taxi Hochelaga.

ADM, tout comme les dirigeants de compagnies de taxi, s’attendent à un accueil favorable de la part des chauffeurs. «Nous avons formé un comité consultatif, incluant des chauffeurs de taxi, qui est arrivé à un consensus favorable sur la question», soutient Mme Beaulieu.

Par ailleurs, cette nouvelle règle ne devrait pas affecter le nombre de demandes pour des permis à l’aéroport, qui sont déjà très convoités.

«Quand on paie des centaines de milliers de dollars pour avoir un permis de taxi, on sait combien le service à la clientèle est important, alors personne ne va se plaindre si on essaie de l’améliorer», soutient M. Saliba.

En plus du nouveau code vestimentaire, ADM souhaite rendre la flotte des véhicules plus verte. Ainsi, le nombre de permis attribués lors du prochain tirage en septembre pour des voitures hybrides ou électriques pourraient passer de 46, à l’heure actuelle, à 108.

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