Les bureaux d’ITR Laboratories Canada, un centre de recherche médical de l’avenue Clark Graham à Baie-D’Urfé, ont été pris d’assaut par des dizaines de manifestants vendredi. Ils voulaient dénoncer la maltraitance d’animaux durant des tests cliniques visant à développer de nouveaux médicaments.

Plus d’une cinquantaine de personnes avaient formé une ligne sur le côté opposé de la rue, tout juste en face de l’entreprise, lors du passage de TC Media en après-midi.

Plusieurs tenaient des pancartes où on pouvait y lire «Abusers need to be prosecuted» (Les abuseurs doivent être traduits en justice) ou «Enough! Shut it down» (C’est assez! Fermez).

La manifestation s’est déroulée dans le calme sous haute surveillance. Pas moins de huit voitures de police et trois véhicules de sécurité se trouvaient dans le stationnement de l’entreprise pour éviter tout débordement.

Reportage
Le Conseil canadien de protection des animaux (PCPA) mène présentement une enquête à la suite d’un reportage de la chaîne anglophone CTV la semaine dernière. Sur une bande vidéo captée en caméra cachée, on y voyait notamment un chien levé de terre à l’aide d’un cathéter inséré en lui ou un employé frapper un autre chien à 16 reprises.

Les images provenaient d’une activiste récemment recrutée par un organisme basé à Los Angeles, récemment embauchée pour quelques mois par la firme de Baie-D’Urfé.

«J’ai organisé cette manifestation pour que les gens en colère puissent se tenir à mes côtés contre cette compagnie qui permet ce genre d’abus. Il faut dire que ce n’est pas un incident isolé», indique Rob Boisvert, l’organisateur de la manifestation.

L’Ordre des médecins vétérinaires du Québec (OMVQ), bien que choqué par les images tournées clandestinement, admet que l’utilisation d’animaux est «nécessaires en laboratoire pour permettre de sauver des vies» dans un communiqué publié la semaine dernière.

ITR Laboratories teste notamment la toxicité de certains médicaments dont des antibiotiques et des vaccins en développement visant à guérir le cancer, la maladie d’Alzheimer, le diabète, le Zika et l’Ébola.

L’OMVQ recommande «d’améliorer les conditions d’hébergement dans le laboratoire visé, soit agrandir certaines cages et ajouter des éléments de stimulation pour les animaux, en plus de s’assurer que les personnes qui manipulent les animaux sont dûment formées et encadrées.»

Congédiements
Sur son site web, ITR Laboratories condamne tout abus envers les souris, rats, lapins, chiens, singes et cochons sous ses soins.

«Ces gestes sont formellement interdits par ITR. Nous avons été tout autant choqués que les téléspectateurs de W5 quand nous avons vu les images de la manipulation brutale des animaux. Ces gestes sont en violation complète de nos procédures et, de façon plus importante, l’éthique de notre organisation», fait savoir la vice-présidente senior, Ginette Bain.

Cette dernière mentionne également que l’entreprise a agi rapidement après avoir identifié les employés fautifs.
«Nous appliquons une politique de tolérance zéro à l’égard des comportements abusifs envers les animaux ou les gens. Nous avons immédiatement renvoyé les techniciens impliqués», précise-t-elle.

TC Media a tenté d’obtenir plus d’information auprès de l’entreprise, notamment le nombre de personnes impliquées dans ces incidents, sans succès.

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