©2015 Denis Germain - photograp Alain Ste-Marie, lors de son arrestation dans la nuit de lundi à mardi, à Longueuil

Les deux auteurs du vol de vendredi à la Banque TD de la rue Bernard ont vu leur enquête sur remise en liberté être reportée respectivement d’une et trois semaines. Les deux comparaissaient à nouveau mercredi matin au palais de justice de Montréal, six jours après leur larcin. Ils demeureront incarcérés en attendant leur retour en cour.

L’enquête caution de Geneviève Dallaire se fera le 29 septembre, alors que Alain Ste-Marie sera de retour devant les tribunaux le 12 septembre pour fixer sa date d’audience. Il devra décider s’il se représente seul ou avec l’aide juridique. D’ici là, le juge Salvatore Mascia a ordonné que lui soit transmise la preuve au dossier. Pour sa part, la Couronne entend s’opposer à la remise en liberté des deux accusés.

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La Banque TD de la rue Bernard, à Outremont. (Photo: TC Media-Josie Desmarais)

Alain Ste-Marie et Geneviève Dallaire ont commis leur crime vendredi, 2 septembre, en fin d’avant-midi. Ils se sont tout d’abord présentés à la Banque TD à bord d’un véhicule volé. L’homme de 45 ans et la femme de 35 ans auraient camouflé leurs visages. Ils auraient aussi utilisé une arme à feu ainsi qu’une fausse arme à feu pour perpétrer leur braquage.

Le duo aurait ensuite pris la fuite à bord d’un taxi volé. Dallaire conduisait le véhicule et aurait causé un accident quelques rues plus loin. Elle a ainsi été interceptée par la police. Ste-Marie est parvenu à prendre la fuite, vraisemblablement à pied. Il aura fallu quatre jours aux autorités pour finalement l’arrêter, à Longueuil, dans la nuit de lundi à mardi.

Multiples accusations
Geneviève Dallaire a été accusée, samedi, de vol qualifié, de s’être couvert le visage, d’avoir utilisé une arme à feu pour commettre un vol et d’avoir possédé des instruments qui peuvent servir à pénétrer par effraction.

Initialement présente à la cour mardi matin, elle a fait remettre son enquête caution à mercredi, afin de la subir en même temps que son acolyte. Ce sera cependant impossible, selon la procureure de la Couronne Marie-France Drolet, «considérant les allégations de Mme Dallaire». La procureure n’a pas nié la possibilité que Dallaire témoigne contre Ste-Marie.

Ste-Marie a pour sa part été formellement accusé mardi en après-midi. Des 15 chefs d’accusation déposés contre lui, sept concernent le braquage de banque du 2 septembre. Les dénonciations révèlent que le couple aurait possédé de nombreux outils de cambriolage : un pied-de-biche, une barre à clous, une masse et un marteau.

Les huit autres chefs sont reliés à des vols commis en août, dont le vol d’une plaque d’immatriculation. Il se représentait seul et semblait à l’aise face aux procédures; il parlait d’un ton assuré avec une voix bien portante, en regardant le juge et la Couronne dans les yeux.

Me Sandrine Cardinal représente Geneviève Dallaire dans la présente affaire.

Me Sandrine Cardinal représente Geneviève Dallaire dans la présente affaire. (Photo: TC Media-Delphine Bergeron)

Antécédents
Contrairement à Geneviève Dallaire qui n’a aucun antécédent judiciaire, Alain Ste-Marie détient un dossier criminel chargé. Son casier étoffé remonte à 1992.

Il a à son actif plusieurs délits non violents. Le criminel de carrière a aussi participé à une émeute au Centre de Détention de Hull, en 2013.

Comme le souligne la juge Anouk Desaulniers de la Cour du Québec dans une décision en arrêt des procédures du 26 janvier 2016, «M. Ste-Marie a un historique correctionnel chargé qui s’étale sur une période d’approximativement 25 ans et comporte de nombreux manquements disciplinaires sérieux dont, notamment, une évasion ainsi que deux tentatives d’évasion».

Alain Ste-Marie se représente seul, comme il a souvent fait dans le passé. Geneviève Dallaire était représentée mercredi par son avocate, Me Sandrine Cardinal.

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