TC Media- Hugo Lorini Une équipe de chercheurs du CHU Sainte-Justine travaillent sur les cellules souches et la médecine régénératrice depuis déjà plusieurs années pour identifier les mécanismes qui forment le cœur.

Les chercheurs du CHU Sainte-Justine pourront accélérer leur recherche sur les cellules souches afin de guérir de façon définitive des malformations congénitales complexes du cœur des enfants grâce à un don de 1 M$ du Canadien Pacifique (CP).

Ce financement permettra l’achat d’équipements et le recrutement d’un nouveau chercheur pour trouver de nouveaux traitements.

À l’heure actuelle, une personne née avec une malformation cardiaque doit subir plusieurs opérations pour remplacer les valves ou le pacemaker en raison notamment de l’usure.

«Malgré nos succès, nous ne pouvons que pallier la maladie», indique le Dr Gregor Andelfinger, cardiologue pédiatre au CHU Sainte-Justine et professeur-chercheur adjoint au Département de pédiatrie de l’Université de Montréal.
Avec son équipe, ils travaillent sur les cellules souches et la médecine régénératrice depuis déjà plusieurs années pour identifier les mécanismes qui forment le cœur.

Ils veulent créer des tissus biologiques, formés à partir des cellules du patient, ce qui éviterait les chirurgies à répétition.

«On essaie de créer des organes de remplacement, des morceaux de rechange, qui appartiennent aux patients pour une guérison permanente», explique le Dr Andelfinger.

Selon lui, il faudra attendre au moins dix ans avant d’obtenir des résultats concrets. «Les thérapies que nous utilisons aujourd’hui, c’était de la recherche il y a 20 ans. Il faut bien faire les études. Ce sont des développements qui prennent du temps», précise-t-il.

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Le Dr Gregor Andelfinger est arrivé au Centre de recherche du CHU Sainte-Justine en 2006.

Espoir

La famille de Tyler fonde beaucoup d’espoir sur les recherches du CHU Sainte-Justine.

Atteint d’une malformation cardiaque congénitale, le garçon de 10 ans a subi vers l’âge de trois mois une greffe d’artère dans laquelle on retrouve une valve.

Bientôt, Tyler devra changer cette valve. Ce type de chirurgie sera de nouveau nécessaire à l’adolescence et à l’âge adulte.

«C’est que la valve ne grandit pas avec Tyler. Elle devient donc trop petite avec le temps», mentionne son père, Richard Lanoue.

«Il commence être plus fatigué et essouffler quand il fait des sports. On commence avoir un impact sur son cœur», observe pour sa part sa mère, Janice Pierson, inquiète que certains problèmes puissent apparaître.

Elle se considère tout de même chanceuse de voir que son fils a réussi à traverser les dernières années sans complication.

S’ils savent que la conception d’une valve biologique pour Tyler prendra du temps, les deux parents espèrent de tout cœur que la contribution du CP permettra de faire avancer la médecine.

Depuis 2014, le Canadien Pacifique a investi 10 M$ dans la recherche cardiovasculaire par l’entremise de son programme le «CP a du cœur».

1 enfant sur 80

Au Canada, on estime qu’un enfant sur 80 reçoit chaque année un diagnostic d’anomalie cardiovasculaire congénitale.

Au CHU Sainte-Justine, ce chiffre se résulte annuellement par plus de 500 chirurgies cardiaques, l’implantation de 40 pacemakers et  une centaine interventions sur les valves.

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