Des citoyens du district Claude-Ryan redoutent chaque année la rentrée scolaire, eux qui n’en peuvent plus de compter quotidiennement  une cinquantaine d’autobus jaunes passer à pleine vitesse dans leurs rues.

Marie-Pier Gagné

«Chaque année, c’est la même chose, mentionne Éric Juneau, un Outremontais de 50 ans. On ne sait plus quoi faire pour convaincre les élus que ça ne tient pas debout. En plus de voir passer des bus jaunes sans arrêt toute la journée, ils roulent beaucoup trop vite, ce qui compromet la sécurité.»

Selon ce citoyen, cela ferait déjà plusieurs années que les résidents du district Claude-Ryan tenteraient de faire entendre leur point de vue auprès du conseil d’arrondissement, mais que leurs démarches ne mènent à rien. Tour à tour, des résidents de l’avenue Durocher, de l’avenue Van Horne, de l’avenue Lajoie et de la rue Hutchinson dénoncent haut et fort ce problème.

D’ailleurs, à la séance du conseil du 2 juin, deux citoyens s’étaient rendus au micro, pour faire part du problème aux élues. La première citoyenne à se présenter devant remarquait qu’il y avait un trafic accru d’autobus scolaires sur sa rue à toutes heures du jour et même jusqu’à très tard le soir. Elle ajoutait que les chauffeurs ne respectaient pas les limites de vitesse.

La mairesse d’Outremont, Marie Cinq-Mars, n’avait pas semblée étonnée par les faits dénoncés. Elle avait demandé à ce qu’un suivi soit fait de ce côté et que des agents de sécurité observent de plus près ce phénomène.

50 autobus par jour

Rencontrés par L’Express, plusieurs citoyens ont confirmé que les autobus étaient très nombreux à sillonner les rues du quartier et se sont plaints qu’aucun changement n’aient été apportés du côté de l’arrondissement, malgré de nombreuses plaintes.

Marc Girard, qui réside sur l’avenue Durocher, tout près de Lajoie, a même confié qu’il comptait le nombre de bus, avec ses voisins.

«En moyenne, je peux en compter une cinquantaine par jour. C’est énorme, on est vraiment épuisés de ça, affirme-t-il, l’air découragé. Le retour à l’école, pour nous, c’est synonyme de cauchemar.»

Selon Daphnée Riendeau, une autre citoyenne, la solution serait d’installer des dos d’âne, pour au moins diminuer la vitesse de passage des autobus. «C’est certain qu’on ne peut pas demander qu’il n’y ait plus d’autobus, dit-elle. Mais si les chauffeurs pouvaient respecter les limites de vitesse, on aurait moins peur pour la sécurité des piétons et des enfants.»

Quelques citoyens ont aussi fait remarquer au journal que les autobus ne sont pas remplis à pleine capacité. «Les bus ne sont même pas remplis au quart. Si on revoyait les itinéraires et qu’on remplissait tous les sièges, on aurait déjà la moitié moins de trafic dans une journée.»                                 

Pas de commentaire

Invitée à se prononcer sur le sujet, Mindy Pollack, la conseillère d’arrondissement du district en question, n’a pas voulu commenter.

Par le biais de son attaché politique, elle a mentionné à L’Express ne pas être à l’aise, «étant donné que la majorité des autobus scolaires en question desservent les écoles et garderies hassidiques». Mme Pollack, elle-même de confession juive, a préféré s’abstenir. Toutefois, Philippe Tomlinson, son attaché, a fait valoir que Projet Montréal, le parti de Mme Pollack, «ne constatait pas de problèmes au niveau du transport scolaire».

Selon M. Tomlinson, le débat entourant les autobus à Outremont en est un de longue date. «C’est certain qu’on en entend régulièrement parler, dit-il. On tente d’être à l’écoute de nos citoyens du mieux que l’on peut.»

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