Hugo Lorini /TC Media Marc Amyot, titulaire de la nouvelle chaire de recherche du Canada en écotoxicologie, dans son laboratoire de l'UdeM.

Un investissement de près de 30 M$ du gouvernement fédéral permet à huit nouvelles chaires de recherche de voir le jour à l’Université de Montréal (UdeM), et à six autres chaires, qui ont fait leur preuve, de prolonger leurs travaux sur plusieurs années.

L’UdeM recevra 11,5 M$ des Chaires de recherche du Canada pour ses 14 groupes de recherche. Un montant de 16,8 M$ du Fonds de soutien à la recherche, servant entre autres à entretenir les infrastructures de recherche en place, et un montant de plus d’un million de dollars pour moderniser ses laboratoires, de la Fondation canadienne pour l’innovation.

Un investissement de taille qui correspond au statut de l’UdeM, qui est la seconde en importance en termes de recherche au Canada, selon la vice-rectrice de l’UdeM à la recherche, à la découverte, à la création et à l’innovation, Dre Marie-Josée.

«Le fait que le gouvernement fédéral reconduise ce programme et ne le remette pas en question est une excellente nouvelle», lance-t-elle, précisant que des réinvestissements en recherche sont souhaitables en ce moment.

Lors des élections fédérales, le gouvernement de Justin Trudeau s’était engagé à investir en recherche et développement. «C’est rassurant de voir que le gouvernement fédéral s’investit à long terme dans la recherche», précise-t-elle, observant que de nombreuses décisions ont fragilisé l’ensemble de l’environnement de recherche universitaire dans les dernières années.

Le programme Chaires de recherche du Canada permet à des chaires dites «Senior» de recevoir une subvention renouvelable de 200 000 $ par année pour une durée de sept ans, et aux chaires «Junior» de recevoir un montant de 100 000 $ par année pendant cinq ans.

Des chercheurs emballés
Les 14 groupes de recherche choisis lors de concours qui ont eu lieu en 2014-2015 sont excessivement variés, passant de la médecine dentaire, au travail social et aux études cinématographiques.

La nouvelle chaire de recherche du Canada en écotoxicologie et changement mondial recevra 200 000$ chaque année pour sept ans.

«Un montant qui me permet de monter une équipe de recherche solide, souligne Marc Amyot, professeur titulaire de cette chaire de recherche. Avec un investissement de sept ans, je peux vraiment m’investir dans mes recherches.»

Le chercheur souligne que cet argent permettra notamment à huit étudiants au doctorat de faire de la recherche dans le nord canadien. «La planète subit beaucoup de stress environnementaux liés à la pollution et au réchauffement climatique, et c’est particulièrement vrai dans le nord du pays, explique-t-il. Nous allons notamment étudier les répercussions sur les écosystèmes, ce qui arrive aux populations qui mangent la nourriture altérée par les contaminants.»

Le but ultime de cette chaire sera de développer des technologies pour décontaminer les sols, en utilisant des microorganismes du nord.

Pour M. Amyot, avec le sous-financement des universités au niveau provincial et les différentes coupures et réallocations des montants au fédéral, cette contribution est la bienvenue. Même si différentes subventions sont nécessaires au fonctionnement de sa chaire.

Actuellement, 1690 chaires de recherche du Canada occupées par des titulaires sont réparties dans 76 universités canadiennes. À la suite du programme d’attribution de 2015, l’UdeM en comptait 99.

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