PACOPHOTO.CA Lors de la présentation de la bourse d'études Suncor : Martin Demers, directeur d’Institut des procédés industriels du Collège de Maisonneuve; Jean-Sébastien Le Boulaire, boursier 2009 et Bruno Francoeur, vice-président de la raffinerie Suncor de Montréal. (Photo: Patrick Deschamps)
À l’heure où l’industrie pétrochimique est chancelante dans l’Est, Suncor attribuera quatre bourses d’études en Technique des procédés chimiques. Les deux premières éditions de ce programme de bourse avaient permis à cinq étudiants des écoles secondaires de la Pointe-aux-Trembles et de Daniel-Johnson de payer leurs DEC de trois ans à l’Institut des procédés industriels du Collège de Maisonneuve. « Nous avons très hâte de voir les résultats de ce programme de bourse. Les premiers boursiers arriveront l’année prochaine », confis le vice-président de la raffinerie de Montréal, Bruno Francoeur.

La présentation de la bourse s’est faite devant une cinquantaine d’élèves du secondaire et a été suivie d’une visite de la raffinerie. « En plus de nous encourager à travailler fort, les bourses nous rappellent l’importance d’étudier. Ce n’est pas juste de l’argent, c’est aussi de l’estime de soi », témoigne l’un des boursiers de 2009, Jean-Sébastien Le Boulaire.

Les bourses couvrent les droits de scolarité, l’achat de volumes, de matériel scolaire et d’équipements de sécurité durant les trois années d’études pour l’obtention du DEC. Un stage garanti à la raffinerie de Pointe-aux-Trembles couronne le tout.

« Le stage à la raffinerie me motive beaucoup », assure Jean-Sébastien. Ce dernier avoue qu’il n’avait pas décidé s’il continuerait ses études au niveau collégial avant d’obtenir la bourse.

« Le programme de bourse assure aux élèves qu’ils pourront étudier un métier intéressant et travailler dans le milieu d’où ils viennent », raconte le directeur d’Institut des procédés industriels, Martin Demers. Rappelons que les bourses Suncor sont exclusives aux deux écoles secondaires de Pointe-aux-Trembles.

La Technique des procédés chimiques avait été mise sur pied pour répondre aux besoins de l’industrie et c’est la seule dans la région, selon M. Demers. Cette technique ne confine toutefois pas les finissants dans les raffineries. Plusieurs autres débouchés s’offrent à eux.

« C’est un métier d’avenir. Seulement à l’Institut, nous recevons trois fois plus d’offres d’emploi que nous avons de diplômés », ajoute M. Demers.

« Avec les départs à la retraite, nous avons procédé à 140 embauches depuis 2005 », confirme M. Francoeur. La direction de l’usine étudie la possibilité d’offrir des emplois d’été pour les boursiers afin de les conforter dans leur choix et de fournir de la main-d’œuvre à la raffinerie.

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