Google Maps Le premier site de 6254 mètres carrés est situé à l’angle de la rue Ontario et de la 3e Avenue.

Un sol situé près de la raffinerie Suncor à Pointe-aux-Trembles sera décontaminé ce printemps grâce à la plantation de végétaux. Ce sera le premier d’un groupe de quatre terrains de l’arrondissement qui seront dépollués à l’aide de cette technique de décontamination «verte».

La phytoremédiation, technique qui sera employée pour procéder à la décontamination de ces terrains au cours des quatre prochaines années, consiste à l’utilisation de végétaux et microorganismes pour éliminer, contenir et rendre moins toxiques les contaminants environnementaux de ces sites.

Au total, 780 000 $ ont été octroyés par la ville à l’Institut de recherche en biologie végétale (IRBV) de l’Université de Montréal, afin de procéder à la décontamination de quatre hectares de terrains municipaux à l’arrondissement de Rivière-des-Prairies-Pointe-aux-Trembles.

«Nous sommes fiers de participer à ce projet qui a une frappe importante d’un point de vue environnemental. Ce sera non seulement une bonne nouvelle pour l’environnement, mais aussi pour les résidents riverains de ce premier terrain et qui auront un quartier plus vivant et plus écologique», explique la mairesse de l’arrondissement, Chantal Rouleau.

Une méthode verte
Michel Labrecque, chef de division en recherche et développement scientifique à l’IRBV, explique que le procédé est plus vert et plus «efficace» que les approches habituelles.

«La méthode traditionnelle consiste à extraire les sols contaminés et les transporter ailleurs, ce qui ne règle pas le problème. On fait juste le déplacer chez le voisin.»

D’ailleurs d’autres projets de phytoremédiation ont été menés par l’équipe de l’institut de recherche, notamment en Chine.

À Pointe-aux-Trembles, des saules, et autres plantes indigènes seront utilisés pour décontaminer ce premier terrain situé à l’angle de la rue Ontario et de la 3e Avenue.

«Ce sont des espèces qui ont des faibles exigences environnementales, qui se développent assez facilement et qui ont une grande production de racines. Ce sont les caractéristiques que nous recherchons chez une plante pour la décontamination des sols, précise M. Labrecque. De plus, elles one une grande valeur ornementale, ce qui transformera le paysage de ce secteur.»

Selon le chercheur, les trois autres terrains à être décontaminés n’ont pas encore été identifiés.

Les citoyens consultés
Le projet, décrit par l’IRBV comme étant un «banc d’essai en phytoremédiation», a fait l’objet d’une consultation auprès des voisins du premier terrain visé par cette intervention.

Ainsi, les demandes citoyennes, telles que la sauvegarde de plusieurs conifères déjà présents sur le site, ainsi que l’aménagement d’un sentier, seront évaluées par les professionnels de l’institut de recherche.

Un comité de liaison citoyen sera également créé afin qu’un suivi soit effectué entre les chercheurs et la population.

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