Collaboration spéciale - Institut Philippe-Pinel L'Institut s'attend à récolter près de 160 pots de son «Pi-miel» par an.

L’Institut Philippe-Pinel, à Rivière-des-Prairies, vient d’installer deux ruches sur son terrain. À terme, le «Pi-miel» qui sera produit par les abeilles remplacera le sucre raffiné utilisé pour les repas servis aux patients.

Le boisé à proximité de l’Institut Philippe-Pinel est désormais le terrain de jeux de plus de 160 000 abeilles.
Avec l’installation de ruches sur son territoire, cet hôpital psychiatrique, spécialisé en psychiatrie légale, a voulu poser un geste en faveur du développement durable.
«Le but premier est de palier le déclin des abeilles. Nous voulons travailler à l’amélioration de la pollinisation. Il faut rappeler qu’un tiers de note alimentation passe par là», explique Annie Côté, responsable du projet au sein de l’Institut Philippe-Pinel.

Installées et gérées par l’entreprise Alvéole, qui fait la promotion de l’apiculture et de l’agriculture en milieu urbain, les ruches devraient produire près de 10 kilos de miel, dès cet automne.

Ce miel sera en partie utilisé dans les cuisines de l’établissement où il remplacera le sucre raffiné utilisé dans les recettes.
«Nous en avons discuté avec le service alimentaire de l’Institut, le miel est un sucre 100% naturel et donc meilleur pour les patients», détaille David Clément, également responsable du projet à l’Institut.

Le reste de la récolte sera vendue aux employés de l’établissement, dans des pots au nom de «Pi-miel». L’argent récolté servira à financer le projet.

«Ce n’est pas juste pour faire beau. C’est un geste notable pour l’environnement. Nous voulions embarquer dans ce mouvement-là», Annie Côté, responsable du projet au sein de l’Institut Philippe-Pinel

De futurs apiculteurs?
Encore au stade de projet-pilote, l’initiative de l’institut pourrait s’élargir.
«Si tout se passe bien, nous pourrons rajouter des ruches», précise Annie Côté. L’institut envisage également de demander à Alvéole de fournir une formation en apiculture à plusieurs employés de l’établissement.

L’implantation des ruches fait partie d’un plan de trois ans mis en place par le comité en santé environnementale et en développement durable que l’Institut vient de créer. D’autres initiatives, comme la saine gestion de l’eau, un projet d’économie d’énergie ou encore une meilleure gestion des matières résiduelles, en font partie.

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