Laris Thompson / Canadian Freestyle Ski Association Les sœurs Dufour-Lapointe ont signé un incroyable triplé le 23 janvier à Val Saint-Côme au Canada.

Fin janvier, les sœurs Dufour-Lapointe ont signé un inédit et historique podium en famille lors d’une manche de Coupe du monde de ski de bosses. Les Montréalaises, originaires de RDP, se confient sur leur jeunesse, leurs ambitions et sur cette incroyable victoire familiale.

Impossible de trouver trace d’un tel exploit, à un si haut-niveau, dans les annales. Avec ce triplé réalisé à Val Saint-Côme le 23 janvier, les sœurs Dufour-Lapointe ont peut-être réalisé l’une des plus merveilleuses histoires de sport.

«On est encore sous le choc, assure quelques jours après cette sensationnelle prouesse Maxime, l’aînée de 26 ans, troisième de cette épreuve, l’une des plus belles performances de sa carrière. J’y pense chaque matin, chaque nuit. Une médaille avec ses sœurs, c’est beaucoup d’émotions.»

Des sentiments similaires à ceux vécus quelques semaines avant une triple qualification pour les Jeux Olympiques de Sotchi en 2014. «C’est tout aussi fort, confirme-t-elle. Partir toutes les trois aux JO, c’était fort. Là, on était à la maison, devant la famille, nos amis, une foule en délire qui nous encourageait. C’était si particulier…»

«Être trois, c’est une force»

Sœurs dans la vie et concurrentes sur la piste, les Dufour-Lapointe mènent un quotidien singulier dans le monde du sport. Alors que des bisbilles liées à la compétition et à sa pression pourraient potentiellement tendre leur forte relation, ces dernières renient toutes frustrations.

«Selon moi, être trois, c’est une force», clame Justine, 21 ans, la benjamine de la fratrie qui a remporté cette épreuve canadienne. Déjà médaillée d’or aux derniers JO devant Chloé, 24 ans, elle met en avant leur lien familial pour expliquer leurs résultats.

Chloé Dufour-Lapointe Laris Thompson / Canadian Freestyle Ski Association

Chloé Dufour-Lapointe
Laris Thompson / Canadian Freestyle Ski Association

«On est en concurrence, c’est clair, c’est inscrit sur nos feuilles de course. Mais on est fière et heureuse pour l’autre. On se soutient pour réaliser des exploits, on se respecte, on s’aide mutuellement.»

Justine approuve. «On passe 24h sur 24 ensemble. On s’entraîne ensemble, on voyage ensemble, on va à la gym, à l’hôtel ou au restaurant ensemble. Mais chacune court pour elle-même et se donne à fond. C’est un sport individuel, on ne peut pas en vouloir à l’une ou l’autre si l’on se rate.»

Une jeunesse sportive

Le sport a constamment marqué la jeunesse des sœurs Dufour-Lapointe. «Mes parents sont des gens très actifs. L’été, ils nous emmenaient faire de la voile, l’hiver, du ski», raconte Maxime, passée par le programme international de l’école secondaire Henri-Bourassa, qui a découvert le ski de bosses à 12 ans.

«J’étais aventureuse, j’allais dans les sous-bois avec des amis. Au bout de deux ans, j’étais mordue par ce sport. Puis mes sœurs ont essayé et il y a eu un effet boule de neige. Toutes, nous avons rapidement réalisé qu’on voulait devenir de grandes athlètes avant de gravir petit à petit les échelons.»

Deux ans avant les prochains Jeux de Pyeongchang en Corée du Sud, imaginent-elles déjà un nouvel exploit en mode triplé ? «Tout est possible, estime Chloé. Mais le chemin est long, on n’y pense pas du tout.»

«On ne se met aucune pression, poursuit Justine. Réaliser ce triplé, c’était une surprise, on ne s’y attendait pas et on est heureuse de l’avoir fait. Si ça se reproduit, tant mieux. Mais ça ne sera que du bonus.» Un bonus à savourer en famille.

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