L’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie a manifesté son intention d’implanter 50 poulaillers sur son territoire. Ce projet pilote devra toutefois recevoir l’aval de l’administration Coderre pour aller de l’avant.

«Conscient d’une demande croissante de ses citoyens pour la garde de poules, l’arrondissement souhaite saisir l’opportunité de documenter cette pratique émergente en offrant un cadre légal aux résidants, familles et organismes qui accueilleront un poulailler dans le cadre d’un projet pilote», peut-on lire dans les documents internes soumis lundi aux élus.

Comme la gestion animalière relève des compétences de la ville-centre, l’arrondissement doit faire avaliser le projet pilote par le comité exécutif, qui le présentera ensuite au conseil municipal. Réal Ménard, l’élu responsable de l’environnement au sein du comité exécutif n’entrevoit pas de difficulté de ce côté-là. «Sur le principe, j’ai dit que je défendrai ce projet si c’est bien encadré, que ça respecte le cadre bâti et les voisins», a-t-il indiqué à Métro.

En gros, les citoyens qui postulent au programme doivent disposer d’une cour, ne pas vendre leurs œufs, ni disposer d’un coq (les poules ne font pas de bruit), respecter certaines distances et obtenir l’autorisation de l’organisme qui encadre le projet: le Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/Lab) de l’Université du Québec à Montréal.

«Un tel projet bien structuré et bien encadré permettra d’évaluer les bonnes pratiques à suivre pour envisager ensuite une pratique étendue comme le font déjà des villes comme Vancouver, New York et Seattle», a souligné François Croteau, maire de l’arrondissement.

«Dans plusieurs villes qui ont légalisé la présence de poules pondeuses au cours des dernières années, cela n’a pas entrainé de hausse significative du nombre de poulaillers. Mais ça a permis de régulariser une situation déjà existante et de l’encadrer, notamment en matière d’hygiène, de santé publique et animale, dans un contexte où plusieurs poulaillers existaient déjà de façon non déclarée», a fait savoir Jean-Philippe Vermette, directeur intervention et politiques publiques au Laboratoire sur l’agriculture urbaine.

Sur l’île de Montréal, il y aurait au moins une centaine de poulaillers, même si la pratique a été interdite il y a plusieurs dizaines d’années par le maire Jean Drapeau, qui voulait donner une image moderne de la ville à l’approche d’Expo 67.

 

 

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