Stéphanie Mauna/TC Media Catherine Harel Bourdon, présidente de la CSDM, avait fait le déplacement dans Rosemont.

Enseignants, parents, enfants et citoyens se sont réunis, mardi matin, dans Rosemont–La Petite-Patrie et à travers le Québec, pour former des chaînes humaines autour des écoles publiques. Entre espoir et amertume, tous ont demandé au gouvernement Couillard de ne pas «abandonner» l’éducation.

«C’est important qu’il y ait le plus de gens possible. La force du monde va faire passer le message. Il faut que nos professeurs aient les moyens d’offrir le potentiel qu’ils ont à donner à nos enfants», estime Véronique Saint-Jean, une maman venue dire au gouvernement libéral de réinvestir dans l’éducation.

Des dizaines d’autres personnes avaient également répondu à l’appel du troisième rendez-vous du mouvement «Je protège mon école publique», initié en mai dernier dans Rosemont.

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Les organisateurs avaient décidé de faire un «front commun», entre les écoles Marie-Rollet, Saint-Jean-Vianney et Rose-des-Vents, formant ainsi une longue file sur près de six rues.
«C’est pour montrer au gouvernement notre unité», affirme José Bazin, membre du comité de mobilisation de l’École Rose-des-Vents.

Plusieurs parents se sont dits «inquiets» à l’aube de cette rentrée scolaire. «Au printemps, on annonçait les compressions, au Québec. Là, on les vit. Ce sont des postes abolis, des services qui sont moins accessibles, alors qu’on est en surpopulation dans les écoles», clame Pascale Grignon, porte-parole du mouvement «Je protège mon école publique».

«On peut regarder les chiffres sur papier, mais quand les parents sont sur le terrain, ils peuvent voir les impacts dans leur milieu», appuie Catherine Harel Bourdon, présidente de la Commission scolaire de Montréal.

Une rentrée «chaude»
Sur le plan politique, plusieurs élus de Rosemont–La Petite-Patrie, dont le maire et les deux députés provinciaux – Françoise David et Jean-François Lisée – avaient fait le déplacement, quelques jours avant la rentrée parlementaire.

«À Québec solidaire, nous allons remettre l’éducation sur la table. La rentrée sera chaude, prévient Mme David, députée de Gouin et porte-parole du parti. Je ne comprends pas les choix du gouvernement. C’est absurde. Le ministre Blais n’aura pas le choix d’écouter les citoyens un jour ou l’autre.»

«Je ne veux pas que mes enfants pensent qu’il y a un gros problème avec la qualité de leur éducation, renchérit M. Lisée, député péquiste de Rosemont. On est en train de leur dire qu’on fait une chaîne humaine autour de leur école, car il va leur manquer quelque chose et qu’ils n’auront pas assez d’aide. Ce n’est pas ce que l’on devrait dire à nos enfants un jour de rentrée.»

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Au total, ce sont plus de 20 000 personnes qui étaient attendues autour de 265 écoles publiques à travers 16 régions du Québec.

Rappelons que le 1er mai, 26 écoles de Montréal s’étaient mobilisées. Le mouvement avait touché 100 écoles au Québec, 1er juin. Un nouveau rendez-vous est donné le 1er octobre prochain.

Mardi, près de 8500 personnes avaient signé la pétition pour la «Reconnaissance et financement adéquat de l’école publique» sur le site de l’Assemblée nationale du Québec.

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