TC Media/Johanna Pellus Pour l'instant, l'entreprise n'est pas en mesure de dire s'il y aura des coupes à Saint-Laurent.

L’usine de Saint-Laurent pourrait être affectée par les nouvelles coupes annoncées vendredi à Bombardier. La direction a fait savoir que 7 500 personnes allaient perdre leur emploi d’ici 2018.

Pour une deuxième fois en moins d’un an, Bombardier procède à une vaste restructuration de ses opérations mondiales.

«Nous ne sommes pas mesure de dire s’il y aura des coupures à Saint-Laurent, mais on peut s’imaginer qu’il y a aura un impact» a affirmé Simon Letendre, conseiller principal Affaires publiques.

Une majorité des travailleurs de Saint-Laurent œuvre dans la division aéronautique. Or, des 2 000 postes abolis, les secteurs ferroviaire et aéronautique seraient les plus touchés. La multinationale a refusé de donner plus de précisions.

«On va tenir nos employés informés au fur et à mesure», a indiqué M. Letendre.

Réactions
Le syndicat déplore que Bombardier demeure vague. «On ne sait pas quel métier sera affecté à ce stade-ci. C’est un excellent moyen de miner l’ambiance, de laisser les gens dans l’incertitude», reproche David Chartrand, le coordonnateur québécois de l’Association Internationale des Machinistes et des Travailleurs de l’Aérospatiale (AIMTA), qui représente les travailleurs de Saint-Laurent, Dorval et Mirabel.

Avec ces coupes, l’entreprise s’attend à réaliser des économies récurrentes d’environ 300 M$ d’ici la fin 2018. «L’objectif est de faire en sorte qu’on soit plus efficace, plus compétitif, afin de continuer à investir dans les programmes. On est conscient que ce sont des actions difficiles et on ne les prend pas à la légère», soutient Simon Letendre.

Il est toujours prévu que Bombardier procède à environ 3 700 embauches par l’entremise de programmes dont la CSeries et l’avion d’affaires Global, ainsi que pour les projets du réseau de métro la Toronto Transit Commission.

Les coupes annoncées vendredi par la multinationale s’ajoutent à celles de février. L’entreprise avait confirmé l’abolition de 7 000 emplois, dont 2 400 au Québec.

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