Des fixations manquantes expliquent la chute d’une roue d’avion sur une résidence de la rue Ashton à Saint-Laurent, le 24 juin 2015. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) est arrivé à cette conclusion après avoir effectué des analyses de laboratoire dont TC Media a obtenu les résultats grâce à la Loi sur l’accès à l’information.

Un jet privé de type Falcon 10 en provenance de Cleveland, en Ohio, en manœuvre d’atterrissage à l’aéroport Montréal-Trudeau, a perdu sa roue à moins de deux kilomètres de sa destination.

«Les pilotes ont entendu un son inhabituel provenant du train d’atterrissage avant, qu’ils ont interprété comme un pneu crevé et en ont informés la tour», peut-on lire dans le rapport daté du 7 octobre 2015.

Les équipes d’urgence dépêchées sur la piste ont plutôt constaté que la roue était absente. Ce n’est que plusieurs heures plus tard qu’elle a été retrouvée dans la cuisine d’une résidence de Saint-Laurent. Malgré les dommages au toit du duplex, personne n’a été blessé.

Examen
L’enquête du BST s’est limitée à une analyse de laboratoire d’ingénierie. Les observations des pièces de l’appareil recueillies, notamment au microscope, ont révélé que la roue n’était pas fixée correctement.

«L’absence de zones de frottement fraîches sur l’extrémité de l’essieu, qui auraient indiqué des contacts récents avec un écrou ou une vis, a été observée», notent les spécialistes, précisant que des signes laissaient croire que l’écrou manquait depuis longtemps.

L’analyse ne révèle par ailleurs aucun problème mécanique du train d’atterrissage. Il avait été installé au mois de janvier précédent l’incident.

Aussi dans Actualités :

blog comments powered by Disqus