Collaboration spéciale/Technoparc Montréal Le CITec est devenu Technoparc Saint-Laurent en 1997, puis Technoparc Montréal onze ans plus tard.

La Ville de Montréal a mis fin au financement annuel de 2,6 M$ à Technoparc Montréal et va rapatrier la gestion de celui-ci vers le service de développement économique, a annoncé jeudi la mairesse Valérie Plante.

Cette annonce fait suite au dépôt par le contrôleur général de la Ville le 18 janvier, d’un rapport faisant état d’un manque d’autonomie financière de l’organisme et d’un manque de transparence dans sa gestion financière et foncière. Ce rapport montre que les objectifs que s’était fixés Technoparc Montréal dans son plan stratégique 2014-2017 n’ont pas été respectés. Il montre aussi du doigt le fait que certains terrains vendus n’ont toujours pas été utilisés, et que leur valeur n’a pas été actualisée depuis 2015.

«Ce rapport a soulevé d’importantes inquiétudes, sur la gestion du Technoparc et sur le respect de sa mission fondamentale, et sa défense des intérêts de la Ville de Montréal», a précisé la mairesse.

En 2015, le vérificateur général avait émis certaines recommandations pour améliorer l’efficacité et la rentabilité de l’organisme, recommandations qui n’ont pas été respectées, montre le rapport du contrôleur général.

Technoparc Montréal est actuellement un organisme à but non lucratif financé en majorité par Montréal. Sa mission est d’offrir des terrains aux entreprises liées à la technologie, l’innovation ou à la recherche.

C’est le service du développement économique de la Ville de Montréal qui prendra la relève de l’organisme. La mairesse garantit que la Ville fera preuve de davantage de transparence et assurera une meilleure efficacité.

La Ville pourra étendre le modèle du Technoparc à l’ensemble de l’île, a indiqué Valérie Plante. Cela peut passer par l’acquisition de terrains vacants pour y installer des entreprises scientifiques dédiées à la recherche et au développement

L’accord qui lie Technoparc Montréal et la Ville sera échu le 31 décembre prochain. D’ici là, Montréal continuera de financer l’organisme.

Un comité consultatif piloté par le président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal Métropolitain, Michel Leblanc, sera mis sur pied pour assurer la transition.

De l’improvisation, selon l’opposition
Le chef de l’opposition, Lionel Perez, et le maire de l’arrondissement de Saint-Laurent, Alan DeSousa, ont dénoncé en chœur une «mesure précipitée qui envoie un mauvais signal à la communauté des affaires».

«On s’oppose à l’improvisation de la mairesse et de l’administration dans ce dossier. On sait tous à quel point le Technoparc est un joyau de développement économique et du jour au lendemain, ils veulent le fermer», a indiqué M. Perez, chef d’Ensemble Montréal.

En réalité, la Ville souhaite rapatrier la gouvernance du Technoparc vers ses propres services et non fermer le Technoparc situé dans Saint-Laurent.

Alan DeSousa siège sur le conseil d’administration de Technoparc en tant que membre observateur. Il rapporte que le conseil travaille en toute transparence, justement grâce au membre observateur de la Ville.

Selon lui, l’enquête du contrôleur général vise à améliorer l’efficacité de Technoparc Montréal et à fermer l’organisme. «Si on commence à fermer boutique après chaque rapport du contrôleur général, on aura de gros problèmes à Montréal par ce qu’il y aura d’autres unités qui vont être fermées», s’est indigné le maire de Saint-Laurent.

Au moment de mettre en ligne, l’équipe de l’organisme Technoparc Montréal n’avait pas repondu au questions de Métro.

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