Facebook La succursale du Starbucks près du marché Jean-Talon a abruptement fermé ses portes.

La très contestée succursale de la chaîne de restauration Starbucks située près du marché Jean-Talon a abruptement mis la clef sous la porte le 1er novembre dernier.

Les vitrines placardées et l’enseigne retirée, le café a complètement cessé ses opérations, en laissant plus d’un spéculer sur les raisons de cette fermeture.

«C’était intéressant de voir une grande chaîne comme celle-ci s’établir dans les commerces autour du marché, affirme Nicolas Fabien-Ouellet, cofondateur des Amis du marché Jean-Talon. La population avait pourtant affirmé son désir de voir d’autres types de commerces dans le secteur.»

En effet, une pétition lancée en 2015 contestait la venue de cette succursale de café populaire à proximité du marché public. Près de 10 000 signataires avaient appuyé cette revendication.

De plus, à la suite d’un grand sondage auprès de 522 personnes, dont les résultats ont été déposés en juin 2017, l’organisme des Amis du marché Jean-Talon avait révélé que la clientèle du secteur préférait voir plus de petits commerces dans le coin.

Ce sont 78 % des personnes sondées qui considéraient que «l’établissement de chaînes commerciales devrait être restreint à l’intérieur même du marché, mais également sur son pourtour.» Statistique encore plus marquante, 89 % des répondants étaient d’avis «que le marché et son pourtour doivent être composés uniquement de commerces locaux et indépendants.»

Cette forte opinion aura-t-elle eu raison de la succursale? Selon un courriel émis par ses relations média, l’entreprise d’origine américaine veut plutôt «concentrer ses efforts sur l’amélioration de magasins desservants une clientèle de façon constante et toute l’année, plutôt que de façon saisonnière, tel que cela a été observé dans cet établissement.»

On indique aussi dans ce courriel que les employés ont été transférés dans d’autres succursales à proximité.

«On trouve dommage cette fermeture, mais il s’agit sans doute d’une opportunité pour un nouveau commerce, plus en lien avec les valeurs du quartier, d’y ouvrir ses portes», indique Brigitte Beaudoin-Savoie, responsable du marketing et communication pour la Société de développement commercial (SDC) de La Petite-Italie – marché Jean-Talon.

Une occasion
Si la fin des activités de Starbucks dans le secteur reflète le désir de la clientèle locale selon les Amis du marché Jean-Talon, il s’agit aussi d’une «opportunité de voir comment on peut penser l’espace dans un marché public», affirme M. Fabien-Ouellette.

Ce dernier croit que c’est au tour des élus et partenaires du marché d’agir pour répondre aux demandes citoyennes en matière d’accessibilité et du type d’offre au sein de l’établissement, mais aussi dans les commerces qui se trouvent dans les alentours.

Le cofondateur des Amis reste confiant quant au succès des discussions avec les acteurs du milieu dans ce dossier.

«Depuis la publication du rapport, nous avons d’excellentes relations avec les instances. Nous prévoyons déjà un mini-sommet avec la Corporation des marchés publics de Montréal pour parler de ces enjeux», souligne M. Fabien-Ouellette.

Du côté de la SDC locale, bien qu’on affirme être ouvert à la venue de toutes sortes d’entreprises dans le secteur, Mme Beaudoin-Savoie rappelle que l’économie locale et les commerces de proximité ont «toujours fait partie de l’image de marque de La Petite-Italie et du marché Jean-Talon.»

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