Martin Meissner/The Associated Press

Les attentats barbares qui ont endeuillé la Belgique doivent nous rappeler collectivement que cette guerre menée par la terreur frappe tous ceux qui ne partagent pas sa doctrine sectaire, notamment tous les autres musulmans sur notre planète.

Ce n’est peut-être pas le moment de revenir sur les raisons socialisantes qui font de jeunes paumés des soldats qui tuent à l’aveuglette, et pourtant cela s’impose.

Car comment peut-on expliquer que bien des membres du groupe terroriste État islamique, qui a endeuillé lâchement Bruxelles et l’an dernier Paris, sont passés de délinquants à la petite semaine, dans une société où ils n’arrivent plus à trouver leur place, à soldats qui tueent au nom d’une cause qui les dépasse?

Quelques mois avant les attentats du 13 novembre à Paris, Salah Abdeslam et son frère étaient gérants d’un bar à Bruxelles, lequel était reconnu par la police pour son trafic de drogue.

Comment ces deux frères non pratiquants ont-ils pu lire, comprendre et assimiler en accéléré les dogmes d’une religion qui divise ses exégètes en plusieurs interprétations depuis presque 14 siècles?

Comment ces jeunes anonymes peuvent-ils se radicaliser au point de tuer leurs propres concitoyens? C’est en cherchant les réponses à ces questions qu’on trouvera la solution globale pour contrer cette terreur.

Cela dit, il faut aussi le répéter, le cancer qui ronge l’islam vient de son berceau, l’Arabie saoudite, qui impose un apartheid institution­nalisé à ses femmes et qui, grâce à sa manne pétrolière, a tout fait pour contaminer le reste du monde musulman ces 30 dernières années.

Or, l’Arabie saoudite est l’amie protégée des chancelleries occidentales, elle qui défend une doctrine sectaire semblable à s’y méprendre à celle de Daech. Dans les circonstances, les réactions exaltées de certains responsables politiques des différentes chancelleries qui voient la menace comme une guerre entre l’Europe et Daech ne font que consolider la vision des terroristes; celle de catapulter le Vieux Continent dans une guerre contre ses musulmans.

Ce qui vient de se passer à Bruxelles n’est pas une attaque contre l’Occident ou l’Europe. C’est une agression contre tous ceux qui ne sont pas d’accord avec la vision de la terreur prônée par des criminels. La majorité des musulmans sont des alliés dans cette guerre, faut-il le rappeler.
Les hashtags (#jesuischarlie, #jesuisparis, #jesuisbruxelles) nous ramènent à un journal, à une capitale ou à des réactions individuelles. Le terrorisme comme celui que nous subissons n’a de solution que si tout un chacun, quelles que soient son origine, sa couleur ou sa croyance, le combat en se réclamant avant tout d’être une personne qui tient tête à la terreur, mais aussi à l’injustice partout! #jesuishumain

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