Parlons élite. Roi de la montagne. El capitan. Boss des bécosses. Chef d’équipe. Caporal adjudant de l’humanité. Badges sur l’épaule, casquette pis toute.

Depuis au moins un an, le Québec brasse comme ça faisait longtemps qu’il n’avait pas brassé. C’est cool. J’aime ça. Sauf que. Quand on brasse de la merde, les étrons remontent à la surface. Je parle des faux brillants. Des faux forts. De ceux qui s’autoproclament maîtres du monde et traitent d’idiots et de lâches ceux ralentissent leur fulgurante ascension. «Gang de parasites sales! Pouilleux! Gauchiasses! Tartisssses!» On voit le genre?

Ces personnes ont souvent des semis croquants devant le drapeau américain. Et, le soir, elles caressent leurs cuisses avec de la sauce HP. Possiblement par faiblesse et par peur de perdre, elles veulent être dans gang des «forts». C’est le p’tit cul dans cour d’école qui automatiquement attendait de voir dans quelle équipe se mettait le gros Poitras, lui qui avait une garnotte qui créait un vortex dans ton chest.

Souvent antisouverainistes assumés, elles oublient parfois que les Américains sont devenus ce qu’ils sont devenus en grande partie parce qu’un jour ils ont fait «fuck you» à l’Angleterre et se sont pris en main. Bon, y a tout l’autre bout du commerce agressif, des banques mafieuses, de l’armée shootée aux stéroïdes, de la propagande. Mais même si le chemin était boiteux, le départ était noble et nécessaire. Nos licheux d’élite veulent le résultat sans le combat. Ils veulent marcher comme le cowboy sans avoir à dresser un cheval. Ils veulent être dans l’équipe de Poitras au lieu d’être chef de leur propre équipe.

Autre petit détail. Si l’élite, c’est ceux qui dominent, ça ne veut pas nécessairement dire qu’ils sont les plus brillants,ça peut juste vouloir dire qu’ils sont les plus affamés à dominer. La plupart des grands scientifiques, philosophes et politiciens de l’histoire avaient tous un humanisme palpable. Alors, si tu prétends être de «l’élite», mais vise le clan sélectif, la pyramide, l’équipe à Poitras, t’es peut-être plus complexé qu’allumé.

C’est qui le faible? Lui qui croit en lui et veut se pogner contre Poitras? Ou lui qui a peur de perdre et qui court l’autre bord de la ligne? Tapez «Islande» sur Google. Les médias n’en parlent pas beaucoup. On se demande pourquoi… Un p’tit pays qui non seulement a refusé de payer la dette des banques, mais en plus, les a nationalisées et… a mis en prison les banquiers fautifs. Comment ils vont aujourd’hui? Une des meilleures croissances économiques de l’Union européenne.

Croire en nous, c’est le début de la vraie ascension. Se mettre à genoux, croyant joindre «l’élite», c’est… se mettre à genoux.

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