Grindstone Entertainment Black's Game

Le festival Fantasia se poursuit de plus belle jusqu’au 9 août prochain. J’ai vu quatre autres films au cours des derniers jours.

Beast (Christtofer Boe) : Ce film danois traite de l’amour viscéral et de la passion qui s’effrite pour un couple dont la passion sombre à la dérive. Sans atteindre la dimension psychologique, la portée symbolique ou la splendeur visuelle de ses modèles dont il s’inspire grandement (Possession de Zulawski et Antichrist de von Trier), Beast réussit tout de même à nous entraîner dans le délire cauchemardesque et le déséquilibre de son personnage principal (l’intense Nicolas Bro).

Cote : *** sur 5

The Tall Man (Pascal Laugier) : Premier film tourné en anglais par le réalisateur du très surestimé Martyrs, ce film d’horreur atypique propose au final, une charge contre les réseaux d’enlèvement et de trafic d’êtres humains. Bien qu’il soit rare qu’un film de genre propose une réflexion politique, The Tall Man ne convainc pas toujours. Le film comprend de nombreuses failles (construction dramatique capricieuse, mise en scène manipulatrice) et l’ensemble dépend un peu trop de ses artifices et de ses nombreuses ruptures de ton.

Cote: **1/2 sur 5

Mondomanila (Khavn De La Cruz) : Malgré qu’il fait à peine 70 minutes, ce film est toute une expérience. Beaucoup plus qu’un documentaire-choc sur les conditions minimales et extrêmes d’un peuple laissé à lui-même, cette production déjantée des Philippines incorpore aussi des éléments de fiction, des numéros musicaux et diverses expérimentations visuelles dans un spectacle hautement singulier et éclaté. Le résultat est un objet inclassable tout aussi surprenant que pernicieux.

Cote: *** sur 5

Black’s Game (Oskar Thor Axelsson) : Coproduit par Nicolas Winding Refn, ce premier film d’un jeune réalisateur islandais ressemble justement à Pusher (la première oeuvre de Refn) alors qu’il raconte, dans cet univers teinté de froid et de violence, l’ascension d’un jeune revendeur de drogue à Reykjavik à la fin du siècle dernier. Le rythme enlevé, une mise en scène efficace et des personnages charismatiques font oublier les nombreux emprunts (Goodfellas et bien d’autres) et les effets de montage superflus à la Guy Ritchie et Danny Boyle.

Cote : *** sur 5

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