La comédie d'horreur Game of Werewolves

La 16e édition de Fantasia tire à sa fin. Il ne reste plus que trois jours de films à l’Université Concordia. J’ai vu cinq autres films lors des derniers jours.

- Game of Werewolves (Juan Martinez Moreno) : Très agréable surprise que cette amusante comédie d’horreur venue d’Espagne. Le réalisateur s’amuse en rendant à la fois hommage (aux vieux films de la Universal, mais aussi au regretté Paul Naschy) et en jouant avec les conventions du cinéma d’horreur. Les personnages sont attachants et l’humour est au rendez-vous.  Certainement le meilleur film de loups-garous depuis Dog Soldiers de Neil Marshall.

Cote : ***1/2 sur 5

- Excision (Richard Bates jr.) : Curieux film que cette comédie cynique à propos d’une adolescente excentrique et rebelle qui subit le rejet de ses pairs en classe. Le film bascule un peu trop rapidement dans l’horreur dans la seconde moitié et perd un peu de son charme, mais ça demeure un bon exercice de style sur la marginalité et le mal de vivre.

Cote : *** sur 5

- Turn Me On, Goddammit! (Jannicke Systad Jacobsen) : De la Norvège, voici une gentille comédie romantique à propos d’une adolescente normale qui, à la suite d’un incident, devient le paria de l’école. Plus qu’un film sur la perte de virginité et sur les premières amours naissant, ce film traite avec doigté et sensibilité de la sexualité féminine. C’est dommage que la conclusion soit aussi banale que prévisible.

Cote : ** 1/2 sur 5

- Poongsan (Juhn Jai-hong) : Écrit et produit par Kim Ki-duk, ce dernier revisite l’univers d’un de ses films précédents (The Coast Guard, sorti en 2003) alors que le film se passe dans la zone tampon séparant la Corée du Sud de la Corée du Nord (la zone coréenne démilitarisée). Cette fois-ci, on a droit à un antihéros muet et silencieux — marque courante dans l’univers du marginal Kim Ki-duk — dont le destin chavire après qu’il eut ramené en Corée du Sud la femme d’un transfuge nord-coréen. Poongsan est un solide thriller politique qui traite du conflit coréen avec intelligence et un humour ravageur.

Cote : ***1/2 sur 5

- Hail (Amiel Courtin-Wilson) : S’inspirant du vécu et des souvenirs de son comédien principal, le réalisateur livre un mélange de drame intimiste à l’aspect documentaire (gros plans filmés à l’épaule, dialogues improvisés) qui bascule lentement vers le film de vengeance expérimental. On songe au cinéma de Cassavetes au début et le film devient toute autre chose par la suite… une forme d’expérience contemplative à la fois unique et poignante.

Cote: ***1/2 sur 5

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