Nous sommes le 1er mars, date limite pour déposer sa demande d’admission au cégep ou à l’université. Or, s’il faut se fier à un récent sondage, la moitié des jeunes regretteront leur choix plus tard.

La Counseling Foundation of Canada vient de publier les résultats de son sondage sur les valeurs sociales et les attentes des «milléniaux», les personnes nées entre 1980 et 1995. On y apprend que moins de la moitié des répondants détenant un diplôme d’études postsecondaires choisiraient le même domaine d’études si tout était à refaire. Plus de la moitié suivraient plutôt un autre programme ou opteraient pour un parcours qui ne demande pas d’études supérieures.

D’autres résultats du sondage permettent de comprendre pourquoi ces jeunes regrettent leur choix initial. Ainsi, moins de 40 % des répondants déclarent qu’ils ne gagnent pas suffisamment d’argent pour mener la vie qu’ils désirent. Plusieurs veulent que leur carrière leur assure une bonne sécurité financière tout en leur laissant du temps libre pour la famille et leurs autres relations.

Pourtant, on sait qu’ils sont nombreux à occuper des emplois précaires et qu’ils considèrent que le manque d’occasions sur le marché du travail représente le plus grand obstacle à l’atteinte de leurs objectifs. Ils estiment d’ailleurs que le marché était plus favorable lorsque leurs parents avaient leur âge. Si on résume, ils auraient voulu trouver un emploi stable qui permette de construire un avenir financier, comme leurs parents l’ont fait. Il est donc compréhensible que bien des jeunes regrettent leur choix de formation, surtout lorsqu’il ne leur a pas permis de trouver ce genre d’emploi.

Comment un jeune peut-il éviter de regretter son choix de carrière dans le contexte d’un marché de l’emploi peu accueillant? La réponse simple est de choisir une formation dont les débouchés sont aussi prometteurs que possible. De nos jours, cela signifie une formation collégiale ou universitaire conduisant à une carrière dans les domaines de l’administration, des sciences appliquées ou de la santé.

Par ailleurs, bien des jeunes qui ne désirent pas faire des études trop longues trouveront chaussure à leur pied en optant pour une formation professionnelle. Un grand nombre d’entre elles conduisent à des métiers où la demande de main-d’œuvre est élevée (fabrication, construction, etc.).

La réponse est plus compliquée si vous ne vous sentez pas attiré par ces formations prometteuses, si vos talents vous conduisent vers une formation dont les débouchés sont peu nombreux. Si vous ne voulez pas regretter un jour cette formation parce que vous ne gagnez pas assez, vous devez savoir qu’elle n’est pas, à elle seule, suffisante pour dénicher un emploi. Il vous sera nécessaire d’acquérir de l’expérience durant vos études : emploi à temps partiel, stages, bénévolat. Ces expériences vous permettront de vous distinguer.

Notons que ce sondage a été réalisé par Environics auprès d’un échantillon représentatif de 2 072 Canadiens âgés de 21 à 36 ans de partout au Canada du 6 juillet au 31 août 2016.

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