Quand on me dit que je suis difficile, j’ai juste envie de répondre que ce n’est pas de ma faute, mais bien celle de Cendrillon, de Blanche-Neige, de la Belle au bois dormant et de tous les contes de fées qui ont bercé mon enfance.

Remplis de princes charmants beaux, forts et articulés, les contes de Perrault et autres, mis en images par Disney, ont, dès mon plus jeune âge, mis la barre haut quant au style de gars qu’une jeune fille peut espérer rencontrer. Et je ne vous parle même pas ici de la fameuse phrase : «Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants» qui, depuis que je suis haute comme trois pommes, résonne toujours quelque part dans ma tête.

Il y a ensuite eu tous ces films d’amour qui ont fait partie intégrante de mon adolescence. Dirty Dancing et Ghost, par exemple, comportent des scènes qui sont devenues des classiques et, pour plusieurs jeunes femmes en mal d’amour, la quintessence du romantisme.

Il y a également toutes ces comédies romantiques hyper prévisibles avec les Kate Hudson et Matthew McConaughey de ce monde, qui ont continué de nous faire miroiter des rencontres imprévisibles et des histoires abracadabrantes se terminant toujours par des happy endings. Et ici, je ne vous parle même pas des scénarios à la Titanic qui nous donne quasi envie de mourir noyée pour qu’un sosie de Leo vienne nous sauver!

Ces histoires n’ont malheureusement pas terminé de nous suivre à l’âge adulte! Alors qu’on sait maintenant que rien ne se passe dans la vie comme sur grand écran, d’autres moments de cinéma et de télévision continuent d’agir comme de véritables lavages de cerveau quant aux réelles notions d’amour et de romantisme.

Le dernier en liste? La scène de coup de foudre entre les personnages de Mélanie (Magalie Lépine-Blondeau) et Thomas (Éric Bruneau) sur le balcon dans la série Tu m’aimes-tu? Ceux et celles qui l’ont vu savent sûrement de quoi je parle. Les autres, allez voir l’épisode 8 sur Tou.tv et vous m’en donnerez des nouvelles!

Ici, en plus, on est dans une série québécoise contemporaine tournée probablement à deux coins de chez nous. On peut facilement s’identifier au personnage de Mélanie : jeune trentenaire qui accumule les histoires d’un soir et qui est incapable de s’engager!

Je ne vous mens pas, pendant le visionnement de ladite scène, mes yeux étaient rivés à l’écran et je me suis littéralement transportée dans le corps de Magalie Lépine-Blondeau; j’étais comme elle, pendue aux lèvres du beau Éric Bruneau. J’ai quasiment bavé. C’était tellement cute!

En tout cas, si l’auteur Frédéric Blanchette s’est inspiré d’une scène qu’il a déjà vécue dans la vraie vie, on veut le savoir, on veut savoir que ça existe pour vrai!

Après avoir vu ça, comment peux-tu te contenter d’avoir platement rencontré ton chum sur un site de rencontre ou de sortir avec quelqu’un juste parce que c’est un bon gars, qu’il a une bonne job et qu’il est propre de sa personne?

Voilà ma triste destinée : vivre dans un monde où le romantisme est exacerbé par la fiction et espérer en vain pouvoir avoir un jour ma part du gâteau…

Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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