Deux femmes du Nigeria et leur nouveau-né.

La semaine dernière, la population mondiale a atteint le cap des sept milliards d’individus. Depuis ma naissance, elle a plus que doublé! À la manière d’un petit poisson rouge devenu presque aussi gros que son bocal, l’humanité ne peut croître indéfiniment sans faire face aux conséquences que cela entraîne.

Heureusement pour nous, mourir suffoqués sous le poids d’une population trop nombreuse n’est pas inévitable. Grâce au développement, à l’éducation et aux efforts en matière de planification familiale, le nombre moyen d’enfants par femme en Inde est maintenant de 2,6; il était de 6 en 1950. Ici même au Québec, on est passé de familles très nombreuses jusqu’aux années 1960 à moins de 2,1 enfants par femme aujourd’hui. Cette évolution rapide tient à plusieurs facteurs : un des plus importants est la lutte qu’ont menée les femmes québécoises pour gagner leur égalité, pour devenir maîtres de leur corps et de leur fécondité.

Il en va de même dans les pays moins développés. La promotion de l’égalité entre les sexes, la prise en charge des enfants ainsi que le développement de leur plein potentiel sont les piliers de la lutte contre une démographie galopante. Les statistiques sont on ne peut plus claires, pour les pays riches comme pour les pays pauvres : plus les femmes sont éduquées, moins elles acceptent d’être réduites au statut de «machines à faire des enfants», et moins elles en font.

L’autre clé est la question de la mortalité infantile; dans les pays les plus pauvres, c’est quelque chose d’assez catastrophique. Au Tchad par exemple, vous avez une «chance» sur six que votre enfant meure à la naissance ou en bas âge. Alors, les parents font le plus d’enfants possible en espérant qu’un nombre suffisant survive et les prenne en charge quand ils seront vieux. Si, grâce à une meilleure santé maternelle, les enfants survivent, vous pourrez penser en faire moins et consacrer vos ressources à leur éducation.

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