Le nouveau maire de Montréal n’est peut-être pas la bonne personne pour redonner à la ville sa stature de l’époque où l’on jouait avec pas de casque, mais selon nous, il est la bonne personne pour ramener la coupe Stanley à Canadien.

Ville de sport
Denis Coderre n’a pas tardé à démontrer qu’il allait prioriser le sport sous toutes ses formes. Et comme c’est devenu la norme d’avoir plusieurs «premières priorités», monsieur le maire s’en est donné à cœur joie: «Montréal est une ville de baseball», «il faut s’occuper du toit du stade», «la F1 est importante», «la coupe du monde de soccer en 2026, ce n’est pas impossible», «Montréal est une ville olympique», alouette! (mais pas l’équipe de football, il n’en a pas parlé). Un peu plus et il promettait le déménagement du rallye Paris-Dakar à Montréal.

Mais cette «ville olympique de baseball» capote avant tout sur Canadien, et Denis Coderre le sait très bien, puisqu’il ne manque jamais l’occasion de nous dire sur Twitter que son équipe favorite a compté un but (et parfois même plus rapidement que les 53 journalistes sportifs qui font la même chose). C’est d’ailleurs pourquoi, au lendemain de son élection, Coderre s’est penché sur le principal problème en ville en ce moment: le mauvais début de saison de David Desharnais.

À coup de câlins

Sa solution? Lui faire un gros câlin. Une idée qui pourrait paraître simpliste pour l’amateur expert de hockey, mais qui, lorsqu’on y songe, est hautement ingénieuse. Les joueurs de hockey ont été élevés dans un machisme qui ne laisse aucune place aux émotions. Pourtant, comme l’a déjà dit Jacques Demers, les joueurs sont des humains beaucoup plus que l’on pense.

Peut-être que si Desharnais recevait plus d’amour (et on ne parle pas ici des pitounes de la rue Crescent), il se souviendrait comment faire des passes pas dans les patins. Peut-être que Douglas Murray, si cajolé par Denis, retrouverait son coup de patin d’antan. Et sûrement qu’un peu d’affection aiderait George Parros (qui n’est plus le même depuis qu’il a perdu sa moustache) à mettre ses priorités à la bonne place, c’est-à-dire à ne pas péter la gueule d’un gars pendant que son équipe compte un but.

Et tout cet amour ne pourrait que mener Canadien au sommet. Parce que tout le monde le sait, l’amour donne des ailes. Et essayez donc de plaquer un gars qui vole à deux pieds au-dessus de votre tête…

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