Toujours à l’affût des nouvelles technologies, nous avons mis la main sur la chronique publiée le matin du 22 mai 2042 par le journal Métro. Chronique écrite à l’aide du clavier télépathique du iPad 164.

«Il y a près de 30 ans avait lieu la fameuse manifestation qui allait marquer le début de la deuxième Révolution tranquille. D’abord, les étudiants dénoncèrent la hausse des frais de scolarité, puis bientôt le Québec en entier se joignit à eux pour dénoncer la corruption mise en place par les libéraux. (On se rappellera les conclusions de la Commission Charbonneau, après laquelle la moitié du conseil des ministres avait été jetée en prison et Jean Charest, en disgrâce, s’était réfugié à Cuba.)»

Ah, souvenirs… Nous débutions notre carrière dans ce journal, toujours le plus lu à Montréal.

Beaucoup de médias avaient cependant perdu, ce jour-là, toute forme de crédibilité en parlant d’un nombre ridicule de manifestants, alors que l’histoire a prouvé qu’il y en avait plus de 200 000.

Et que dire de l’ancien «journaliste» Richard Martineau, qui avait affirmé qu’à peine une centaine de terroristes gauchistes d’une association de cégep étaient présents… Et qu’ils avaient été méprisants envers le bien d’autrui puisqu’ils avaient osé
marcher sur le trottoir, payé par la classe moyenne!

Richard fut malheureusement emporté par l’épidémie d’hydrocéphalie instantanée, également appelé «virus de la christie de grosse tête à Martineau» quelques années plus tard.

La plus grande manifestation de l’histoire du Québec moderne s’était déroulée sans aucun incident, le SPVM marchant pratiquement main dans la main avec des étudiants conquis par le respect des forces de l’ordre (on avait d’ailleurs assisté à plusieurs mariages et naissances après cette sympathique parade contestataire et à un mini-baby-boom provoqué par une excellente fin de soirée des policiers du poste 21 en compagnie du Département de sexologie de l’UQAM).

Oui, nous faisions partie des manifestants, tout comme Les Cowboys Fringants, Richard Z. Sirois, Paul Piché, Luc De Larochellière et plein d’autres artistes. Nous marchions également en compagnie des étudiants et de celle qui n’a jamais subi, d’aussi loin qu’on se souvienne, de critique au cours de sa carrière politique, à tel point que son nom est aujourd’hui synonyme d’unanimité : l’ancienne présidente Pauline Marois. Raison pour laquelle son sourire sympathique orne aujourd’hui les billets québécois de 50$.

Dommage qu’avec 50$, on paie seulement une minute de stationnement au centre-ville!

Et vous, où étiez-vous le 22 mars 2012?

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– Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.

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