Justin Trudeau: premier ministre du Canada, maître incontesté des match de boxes entre politiciens en chest, grand adepte des selfies et «photobombeur» de renommée internationale.

Les apparitions publiques du premier ministre sont ultramédiatisées. Un premier ministre qui croise tout bonnement un mariage sur la plage et qui décide de s’incruster dans les photos des mariés, c’est un premier ministre accessible. Un premier ministre qui fait son jogging au milieu d’une foule d’étudiants en robes et complets, prêts à se rendre à leur bal de finissants, c’est un premier ministre dont le nom circulera longtemps sur les réseaux sociaux.

Puisque l’image publique des femmes et des hommes politique dépend maintenant de ce qu’on dit d’eux sur le web, l’image qu’ils y projettent doit d’être positive.

Et si les nombreux «photobombs» du premier ministre canadien n’étaient qu’un coup de publicité? Ça semble être le cas. Et je ne suis pas la seule à l’avoir remarqué.

Cette photo de Justin Trudeau a fait les manchettes un peu partout:

Révisons un peu notre vocabulaire: un «photobomb» se produit lorsque qu’un individu s’incruste volontairement et spontanément dans une photo sur le point d’être prise, dans le but de la gâcher ou de faire rire. Un «photobomb» n’est pas planifié et la majeure partie des gens sur la photo (les «photobombés») savent qu’on s’apprête à les prendre en photo, mais ignorent que quelqu’un s’y incrustera.

Le cliché de Vancouver a été prise par Adam Scotti, le photographe officiel de Justin Trudeau. «[Cette photo] fait partie d’un petit projet pour documenter les endroits où [le premier ministre et moi] allons courir», a-t-il précisé sur sa page Instagram.

Une photo planifiée, donc.

«Oui, mais on s’en fout, Camille, que les médias n’utilisent pas la bonne terminologie pour parler d’une photo de Trudeau», vous me direz (peut-être).

Sauf que.

Le premier ministre semble utiliser ces publications comme une stratégie de relation publique.

Le voici en 2014, en train de «photobomber» (mais non) une mariée et ses demoiselles d’honneur. Encore une fois, le cliché a été fait par son photographe.

Et un autre mariage ici:

Il n’y a rien de mal à faire de la publicité. Mais il faut savoir distinguer «moment spontané» et «coup de pub».

Soyez vigilants!

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