Sur ma rue (la rue Ontario, dans le quartier Centre-Sud), il y a, en gros, deux genres de commerces: ceux qui arrivent à tirer leur épingle du jeu (sans faire forcément des millions de dollars) malgré la grande offre de magasins et ceux dont on se demande ce qu’ils sont venus faire dans cette galère (six salons de coiffure sur 500 mètres, ce n’est pas nécessaire!)

Personnellement, j’essaie de faire 90% des courses sur ma rue pour encourager les commerçants et contribuer à la revitalisation du quartier, alors c’était inévitable que je finisse par remplir le questionnaire de Potloc.

C’est quoi Potloc? Une jeune entreprise qui interroge les résidants d’un quartier pour savoir quel genre de commerce ils veulent dans leur coin. La semaine dernière, ils étaient installés dans un commerce vacant de ma rue pour une consultation express de quatre jours.

«On est engagé par le propriétaire de la boutique qui cherche un locataire à long terme. Ça va prendre cinq minutes pour répondre au questionnaire», indique Louis Delaoustre en me tendant un iPad et un espresso.

Pendant quatre jours, l’ancien étudiant aux HEC a recueilli 921 réponses au questionnaire (761 sur iPad, 131 sur l’internet et 29 par téléphone). De quoi classer les préférences du quartier. Un café? Un restaurant? Une microbrasserie? Impossible de savoir qui mène la course, car il est possible de voter jusqu’au 1er juin et les deux entrepreneurs ne veulent pas influencer le vote. Je suis prêt à parier un 10$ qu’il n’y aura pas de coiffeur dans le classement!

Et ensuite? «Généralement, on transmet le classement à un courtier qui doit trouver un ou des commerçants intéressés en fonction du classement final», indique Louis Delaoustre. Mais dans le cas présent le propriétaire veut comparer les demandes des citoyens avec les offres de commerçants déjà reçues.

Potloc a aussi installé un compteur laser qui a mesuré le nombre de passants moyen sur cette portion de rue et a aussi évalué la fréquence de visite des répondants et la somme qu’ils comptaient y dépenser à chaque fois.

Bien sûr, ce genre de service n’est pas gratuit, mais le jeune dirigeant indique que c’est rentable pour un propriétaire et pour l’association des commerçants qui peuvent se séparer la facture. «Ce qu’on propose c’est de la visibilité, mais aussi d’assurer que le futur commerce réponde à un besoin, ce qui assurera au propriétaire un taux de renouvellement moins important, et donc des locaux vacants moins régulièrement», répond-il.

Il ne s’agit que du deuxième contrat de l’entreprise, mais entre 4 et 10 devraient suivre cet été. Une (autre!) affaire à suivre…

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