Getty Images/iStockphoto Des microbilles de plastique passent des cosmétiques aux cours d'eau.

Les découvertes de chercheurs de l’Université McGill n’ont pas fait les manchettes l’automne dernier. À peine un entrefilet ici et là. Pourtant, ce qu’ils ont trouvé devrait inquiéter: des microbilles de polyéthylène, bref, de plastique, tapissent le fond du fleuve Saint-Laurent et menacent potentiellement la vie marine. Le phénomène est répandu ailleurs dans le monde.

D’où provient cette pollution? Vraisemblablement de cosmétiques et d’autres produits de nettoyage. Dans les gels douche, les exfoliants et même les dentifrices, les microbilles sont fréquemment utilisées comme abrasifs, remplaçant des ingrédients naturels, comme les amandes moulues, la farine d’avoine ou le sel, résume la députée néodémocrate de Halifax et porte-parole de l’opposition en matière d’environnement, Megan Leslie.

Aujourd’hui, à la Chambre des communes, elle pilotait une motion du NPD visant à proposer des mesures pour protéger les lacs et les rivières de la pollution causée par les microbilles de plastique.

Sa voix se joint donc à celles de 66 organismes non gouvernementaux de 32 pays qui militent pour leur élimination avec la campagne Beat the Microbead. Plusieurs multinationales se sont d’ailleurs jointes à la cause, promettant de les éliminer de leurs processus de fabrication à plus ou moins brève échéance.

La législation demeure cependant le meilleur moyen d’empêcher que ce plastique continue de s’accumuler dans nos cours d’eau. En attendant que la motion fasse son chemin au pays, nous avons le choix d’opter pour les marques qui font leur part dans la lutte contre ces microplastiques.

 

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