Cet automne, H&M ajoutera sur les tablettes pas moins de 700 produits de beauté – du maquillage, mais aussi des produits de soin pour le corps et les cheveux. L’offre bonifiée du géant suédois – qui remplacera les petits pots actuellement vendus en magasin – comprendra même une gamme de prestige et des produits certifiés Ecocert.

Dans un marché aussi concurrentiel, il faut se distinguer. Le modèle des produits dérivés, déjà appliqué avec succès par les marques de luxe (pensez aux parfums, aux rouges à lèvres et autres mascaras, qui rendent accessibles à la masse des griffes comme Chanel, Yves Saint Laurent ou Dior, par exemple) apparaît tout aussi efficace dans les chaînes de mode à bas prix.

«Ces produits ont un grand pouvoir de promotion», m’a déjà expliqué en entrevue la professeure à l’ESG et à l’ESMM de l’UQAM, Michèle Beaudoin. L’idée, me semble-t-il, c’est d’offrir aux consommatrices une expérience de magasinage complète de la tête (bien coiffée) aux pieds (manucurés), sans oublier la barboteuse de bébé et le t-shirt de Chéri.

Une stratégie qui, en somme, décuple le temps passé en boutique… Le XXe siècle a célébré l’âge d’or des grands magasins à rayons – Sears, La Baie, mais aussi les disparus, comme Eaton. Avec ce genre d’intégration de produits dérivés sous une même enseigne, on se rapproche étrangement de ce modèle, ne trouvez-vous pas?

 

Aussi dans Tendances :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!