Le président américain, Barack Obama

Le grand public a relevé la fermeté du président américain, lors de sa dernière rencontre avec le premier ministre israélien, concernant l’éventualité de frappes contre l’Iran. Mais, on ne savait pas que Barack Obama venait de vivre une simulation War Game de ce conflit, qui a révélé les conséquences désastreuses d’une attaque contre le pays des Ayatollahs.

La simulation War Game, qui a eu lieu au Pentagone, prévoit que d’éventuelles frappes israéliennes pourraient non seulement embraser toute la région, mais entraîneraient les États-Unis dans un conflit au cours duquel des centaines d’Américains perdraient la vie.

Le scénario de la simulation, mieux connu sous le nom d’Internal Look, s’est étalé sur deux semaines, au cours desquels les États-Unis se sont vus entraîner dans le conflit après que des missiles iraniens aient atteint un navire de guerre de la marine dans le golfe Persique. Environ 200 Marines sont tués, forçant l’Amérique à répliquer par des frappes contre les installations nucléaires iraniennes.

Selon la simulation, les attaques successives d’Israël et des États-Unis n’auraient fait que retarder le programme nucléaire de l’Iran de trois ans. La logique d’Internal Look voudrait également que l’Iran interprète les frappes israéliennes comme une attaque concertée de la part d’Israël et des états-Unis, justifiant ainsi leurs frappes sur le navire de guerre américain.

Au fil des ans, Internal Look a été utilisé dans la planification de plusieurs conflits au Moyen-Orient. Par exemple, pendant la guerre froide, un scénario d’Internal Look avait prévu la prise de contrôle des champs de pétrole iranien par l’Union soviétique. En 2002, on s’était servi d’Internal Look pour évaluer si les troupes américaines étaient prêtes pour l’invasion imminente de l’Iraq.

Certains spécialistes militaires aux États-Unis et en Israël se disent très sceptiques par rapport aux prévisions d’Internal Look et réitèrent qu’il est peu probable que l’Iran choisisse de lancer des attaques directes contre les États-Unis. Par contre, ils reconnaissent qu’il est très difficile de prédire comment les autorités iraniennes réagiront dans le feu de l’action.

Qu’à cela ne tienne, la simulation pourrait fournir certains arguments de taille à ceux qui, depuis le début, affirment qu’une frappe israélienne pourrait avoir des conséquences graves pour les États-Unis.

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