Depuis quelques
temps une «psychose rampante» occupe les conversations dans les grands
salons, évidemment quand  les riches sont touchés cela devient une
véritable crise. Les punaises semblent ne plus faire de sélection et
s’invitent maintenant dans des lits plus chauds et plus confortables des
beaux quartiers de Montréal et de New York.

J’ai décidé de vous
parler des punaises devant l’hystérie qui semble s’emparer  de certains
de mes amis new-yorkais brusquement choqués par l’insalubrité dans la
grosse pomme et l’invasion des bed bugs. Comme s’il s’agissait d’un
phénomène nouveau. Il ya des gens qui vivent avec les punaises au jour
le jour, depuis des années me suis-je contenter de leur répondre, un
tantinet exténué.

Ceci étant dit, le journaliste n’a pu résister à la
tentation d’aller voir l’ampleur de la chose. Et, c’est effectivement
effrayant de constater à quel point «les vampires des lits» se sont
emparés de Manhattan.

Le cimex lectularius est devenu, ces dernières
années, une épidémie mondiale avec l’augmentation des voyages
internationaux et l’interdiction de pesticides puissants qui savaient
les combattre. À Manhattan, c’est devenu une crise d’État, au point où
le maire Michael Bloomberg  a dû débloquer plus de 500 000$ pour
informer la population sur le sujet. C’est sans parler des 40 millions
qui sont investis pour essayer d’en venir à bout.

Il s’agit d’une
véritable hystérie collective alimentée par des rumeurs qui peuvent
avoir des conséquences sur des symboles de la Grosse pomme. On a dû
décontaminer chez le fabricant de chaussures sport Nike, ou chez 
Victoria Secret, à Carnegie Hall, Waldorf Astoria entre autres.

J’ai
aimé la tournure de phrase utilisée par un reporter qui évoquait la loi
du silence, pour illustrer la sensibilité du sujet. Car les victimes
des punaises se taisent dans le beau monde, se foutant royalement du
risque d’infester leurs voisins. On se contente de chuchoter les
rumeurs.

J’ai aimé parce qu’à Montréal aussi depuis 2006, j’entends
régulièrement des spécialistes parler d’invasion de punaises de
Hochelaga-Maisonneuve à Saint-Laurent, sans oublier le Plateau et
Outremont. Mais la loi du silence imposée par la honte de la punaise
semble tout aussi imposante.

 

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