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Pour répondre à la hausse du nombre de jeunes atteints de troubles alimentaires au Québec, le CHU Sainte-Justine a annoncé lundi la création d’un centre intégré dédié à cette problématique.

De 2008 à 2013, le nombre de jeunes patients hospitalisés au CHU Sainte-Justine pour des troubles alimentaires, principalement l’anorexie et la boulimie, est passé de 83 à 120. C’est l’hôpital qui traite le plus de patients hospitalisés pour ce genre de problèmes au Québec.

«Il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer l’ampleur du phénomène, en particulier des facteurs sociaux, a souligné Dr Pierre-Olivier Nadeau, pédopsychiatre au département de psychiatrie et co-responsable du Centre intégré. La hausse est particulièrement marquée chez les jeunes de moins de 12 ans et les jeunes garçons.» Selon le Dr Pierre-Olivier Nadeau, la moyenne d’âge des personnes atteintes par des troubles alimentaires est de 14 ans.

Ces maladies, qui peuvent mener jusqu’au décès des patients, sont complexes à traiter. Il faut souvent une combinaison d’interventions de médecins, de psychologues, de travailleurs sociaux et de nutritionnistes. «Il est nécessaire de bonifier la recherche et notre offre de traitements pour mieux répondre aux besoins spécifiques de chaque jeune», a affirmé Dr Danielle Taddeo, chef de section au département de pédiatrie et co-responsable du centre intégré.

Des membres des départements de pédiatrie et de psychiatrie formeront maintenant une même unité d’intervention. La première étape de ce projet sera la mise en place, dans les prochains mois, d’un «hôpital de jour». Il offrira des soins de niveau intermédiaire, c’est-à-dire pour les patients qui n’ont pas besoin d’être à l’hôpital à temps plein, mais qui n’ont pas non plus l’autonomie nécessaire pour être suivis en clinique externe.

«Ces jeunes seront à l’hôpital durant la journée, mais ils pourront retourner chez eux le soir», a expliqué Dr Taddeo. Le projet d’hôpital de jour pourra être entamé grâce à un don de 500 000$ de Bell Canada.

Les troubles alimentaires se développent généralement à l’adolescence, rappellent les deux médecins. «Ça se guérit. La majorité s’en sort», estime le Dr Taddeo. Lorsque la maladie se poursuit à l’âge adulte, les patients de Sainte-Justine sont généralement transférés à l’Institut en santé mentale Douglas.

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