Sebastian Kaulitzki/shutterstock.com Même les personnes âgées enregistrent des améliorations de fonctionnement cérébral lorsqu'elles apprennent une nouvelle langue.

Les victimes de commotions cérébrales pourront être mieux diagnostiquées et traitées grâce à une nouvelle machine d’imagerie par résonance magnétique ultra-performante de l’Hôpital général de Montréal.

L’annonce d’un financement de 3M$ pour l’acquisition de cette machine de 7M$ a été faite vendredi matin par le gouvernement du Canada, dans le cadre d’investissements de 333M$ de la Fondation canadienne pour l’innovation dans l’infrastructure de recherche.

«Cette machine prototype a une résolution 64 fois meilleure que celle que nous avons actuellement. La seule autre du genre en Amérique du Nord est à Boston», a souligné le Dr Alain Ptito, qui dirigera ce qui est appelé à devenir le premier centre de recherche international sur le traumatisme cranio-cérébral léger.

Selon le Dr Ptito, cette machine permettra un diagnostic beaucoup plus précis pour les victimes de commotions. «Les outils actuels ne sont pas assez sensibles pour permettre de voir ce qui se passe dans le cerveau après un impact, a expliqué Dr Ptito. Aujourd’hui, les patients chez qui on soupçonne une commotion sont gardés 72 heures à l’urgence sous observation. En soumettant le patient à ce nouvel appareil, on pourra tout de suite savoir s’il y a des lésions, des déchirures ou des activations anormales, ce qui va écourter le passage de plusieurs personnes à l’hôpital et libérer les urgences.»

L’appareil permettrait aussi d’évaluer l’efficacité des traitements. «Si on teste le même sujet plusieurs fois, on pourra voir la progression de la situation dans le cerveau. On pourra déterminer par exemple à quel moment un athlète est prêt à retourner au jeu», a estimé Dr Ptito.

Le nouvel équipement servira également pour la recherche. Le Dr Ptito a déjà développé des partenariats avec les équipes de football américain et de hockey de l’Université McGill. Il aimerait aussi impliquer les ligues professionnelles. «Avant que la saison commence, je voudrais faire des scans sur tout le monde. Aussitôt qu’un athlète ferait une commotion, on repasserait le test pour comparer avec son leur propre niveau de base.»

Autre étude prévue: reproduire des commotions sur des singes et tester les animaux dans la machine pour tenter de comprendre les mécanismes de la blessure.

Humza Turab, ancien joueur du club de rugby de l’Université McGill, s’est réjouit que la recherche sur les commotions cérébrales puisse progresser, notamment en raison de leur gravité et leur variabilité. La sévérité des symptômes des trois commotions qu’il a subies lors des quatre dernières années l’ont obligé à accrocher ses souliers.

«J’avais des symptômes et des temps de convalescence différents à chaque fois», a témoigné M. Turab.

L’athlète croit qu’avec plus de connaissances sur le sujet, les jeunes athlètes seront traités plus adéquatement et qu’ils pourront prendre de meilleures mesures de prévention.

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