L'après-défilé d'Yves Jean Lacasse
Mercredi dernier, Yves Jean Lacasse présentait la collection automne-hiver 2011 de sa griffe Envers au Marché Bonsecours. Il a fait défiler sur la passerelle une bande de gitans, hommes et femmes, arborant des habits folkloriques tout droit sortis de son imagination. Le feutre était de mise chez l’homme, tandis que la dentelle et la soie l’étaient chez la femme. Mais après toute l’effervescence de la préparation et de la présentation d’un défilé à la Semaine de mode, que se passe-t-il pour les designers? Métro a posé la question au créateur, qui n’a jamais manqué une édition.
Tout d’abord, tout de suite après avoir salué le public sur la passerelle, mercredi soir, Yves Jean Lacasse est retourné en coulisse pour embrasser, applaudir et remercier son équipe. Il a ensuite répondu aux questions de quelques journalistes, avant d’aller saluer sa famille, ses amis et ses commanditaires. Pendant ce temps, une partie de son équipe s’affairait à emballer la collection en s’assurant qu’aucun accessoire ne manquait à l’appel. Quelques heures plus tard, le tout était rapporté en boutique, et déballé le soir même afin qu’aucune création ne se froisse.
«Je n’ai pas le temps d’aller festoyer jusqu’à 3 h du matin, car le lendemain matin d’un défilé, tout doit être étiqueté et prêt à être vendu en boutique à 10 h, car il y a des clientes qui vont avoir vu le défilé, et qui vont vouloir acheter des pièces uniques, explique Yves Jean Lacasse. Il y a d’autres clientes qui n’auront pas vu le défilé, mais qui voudront voir ce qui a été présenté. Contrairement à certains designers, je n’attends pas le 1er septembre pour vendre les créations de mes collections automne-hiver.»
Le lendemain d’un défilé, pas le temps de chômer! Le designer retourne aussi à sa production d’été, et il commence déjà à préparer le défilé qu’il présentera à la prochaine Semaine de mode. Lors de notre entretien téléphonique, lundi, Yves Jean Lacasse sortait d’ailleurs d’une réunion sur le sujet. «Un défilé, c’est comme un mariage, compare-t-il. On commence par choisir la date des mois à l’avance, on choisit le lieu, on règle tous les petits détails, et bien plus tard ensuite vient le côté créatif: la robe!»